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Déclin de la population de rennes sauvages

Depuis plusieurs années, la population de rennes sauvages en Amérique du Nord a diminué de manière drastique suite à la multiplication de projets industriels qui ont des conséquences sur l’environnement. Dans un communiqué  de presse, l’association Survival International donne la parole aux tribus indiennes, pour qui les rennes tiennent une place importante dans leur culture.

Selon les Innu, la brusque expansion de projets industriels a entraîné une baisse dramatique de leur troupeau de rennes qui était considéré comme l’un des plus importants du monde.

Le troupeau de la rivière George, évalué autrefois à 8 à 900 000 têtes, n’en comptait plus l’été dernier que 74 000 – une chute de plus de 90%.

Les rennes parcourent la vaste toundra du Québec et du Labrador à l’est du Canada. Appelés caribous en Amérique du Nord, ils sont partie intégrante de la culture des Indiens Cree et Innu de la région.

Toutefois, ces dernières décennies, une série de méga-projets industriels a fait disparaître une grande partie du pâturage. Selon les Innu, l’exploitation minière, les barrages et la construction de routes ont provoqué des ravages considérables sur l’environnement.

Le chef Georges-Ernest Grégoire, un aîné Innu, a déclaré aujourd’hui à Survival : «Le caribou tient une place centrale dans notre culture, nos croyances spirituelles et notre société de chasseurs installée dans le Nitassinan [territoire Innu de la péninsule Québec-Labrador] depuis des milliers d’années».

«Mais les projets massifs de développement industriel qui nous ont été imposés sur notre territoire ces quarante dernières années sont sans aucun doute à l’origine du déclin du troupeau de caribous. C’est pourquoi nous avons besoin d’un contrôle vigilant de nos territoires et de nos ressources; nous devons également être équitablement impliqués dans toutes décisions qui concernent notre territoire et les animaux qui y vivent».

Alex Andrew, un autre Innu, a déclaré : «Nos aînés disent que les caribous seront les premiers à subir l’impact de tous ces projets de développement, comme les barrages hydroélectriques, les routes, l’exploitation minière et forestière. La chaîne alimentaire sera rompue et nous serons nombreux à en souffrir».

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : «Si nous nous soucions réellement de l’impact du milieu naturel sur nous et inversement, de l’activité humaine sur l’environnement, alors il est temps d’écouter les peuples indigènes. Ils savent de quoi ils parlent. Pour les Innu, les rennes ne servent pas seulement à tirer le traîneau du père Noël».

  • Avis Sequovia

Les objectifs fixés pour 2010 et la protection de la biodiversité n’ont pas été atteints, comme en témoigne le nombre d’espèces menacées aujourd’hui. Le déclin de la population de rennes a un impact sur la vie des populations locales mais aussi sur les écosystèmes qui s’en trouvent bouleversés lorsqu’un maillon de la chaîne disparait. Il est donc urgent d’agir pour ralentir ce phénomène.

Mais pour protéger la biodiversité, il faut tout d’abord protéger l’habitat naturel des espèces. C’est ce que dénonce Survival International dans ce communiqué, puisque c’est bel et bien l’activité industrielle de l’homme qui est en cause. Il est donc nécessaire de prendre en compte la biodiversité et les potentiels impacts sur l’environnement dans la mise en œuvre de projets de la sorte.

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