Accueil > Développement durable, Economie, Environnement, RSE, Social > Baromètre 2009 du développement durable dans les entreprises

Baromètre 2009 du développement durable dans les entreprises

Aujourd’hui plus que jamais, le développement durable est une nécessité et un enjeu majeur pour tous les acteurs économiques. Le développement durable annonce une révolution dans tous les secteurs de l’entreprise : marketing, achats, RH, communication, production… Un baromètre de la CCIP a montré les avancées actuelles de PME-PMI parisiennes, leurs connaissances du concept, et les freins en la matière.

A l’heure du Grenelle 2, le CROCIS (Centre Régional d’Observation du Commerce, de l’Industrie et des Services) de la CCIP (Chambre de Commerce et de l’Industrie de Paris) a réalisé une enquête auprès d’un échantillon représentatif de dirigeants d’entreprises parisiennes*. Leur but : décrypter les engagements de ces entreprises en termes de développement durable.

Voici les résultats de cette enquête.

.

Savez-vous ce qu’est, concrètement, le développement durable ?

A cette question simple, la réponse attendue était la suivante :

L’idée générale du développement durable est de laisser aux générations futures un monde non dégradé. Dans l’entreprise, cela se traduit par une stratégie de croissance conjuguant la performance économique, le respect de l’environnement et le respect de certaines normes sociales, dans une optique de long terme.

1

Le terme de développement durable semble à peu près assimilé par les dirigeants franciliens et français, dont 70% peuvent à présent donner une définition à peu près correcte du terme de développement durable pour l’entreprise.

On constate cependant un certain « effet de seuil » de cette connaissance. La raison principale : il parait difficile d’informer, et donc de convaincre les très petites entreprises présentes en région parisienne. Mais cet écart s’amenuise.

C’est dans les services et l’industrie que le taux de réponses positives est le plus élevé, et ce depuis 2003. Il faut néanmoins constater que le pourcentage enregistre des progressions très importantes dans tous les secteurs.

.

Prenez-vous en compte le développement durable dans le mode d’organisation de votre entreprise ?

2Conscients de l’avantage concurrentiel que représente le développement durable à long terme, les grandes entreprises tentent de mettre en place une politique de développement durable. Ils sont maintenant 84% à déclarer leur engagement, même de façon partielle.

Mais en ce qui concerne les PME, le pourcentage de réponses positives est à nouveau en baisse en 2009. Trop occupés à résoudre rapidement les problèmes dus à la crise actuelle, ils ne s’engagent pas (plus ?) sur une vision au long terme (vision dite « durable »).

Alors qu’il est globalement en baisse, le pourcentage progresse dans l’industrie entre 2008 et 2009 (+ 7 points), résultant probablement des mesures incitatives de plus en plus nombreuses dans ce secteur : les PMI sont confrontées à une règlementation environnementale qui s’étoffe (traitement des déchets, réduction des nuisances et des pollutions, …) et les confronte davantage aux implications concrètes du développement durable dans le domaine de l’environnement.

.

Sous quelle forme a lieu cette prise en compte ?

3Comme c’est le cas depuis le lancement du baromètre, la protection de l’environnement (rationalisation de la consommation d’énergie ou recyclage des déchets) est en tête de liste des préoccupations développement durable. Beaucoup de personnes font d’ailleurs l’amalgame entre développement durable et environnement, négligeant de ce fait les autres aspects tout aussi importants.

Le décalage au niveau social (amélioration des conditions de travail, formation continue, mixité sociale, …) entre les grandes entreprises et les PME est probablement le fruit de structures dédiées aux ressources humaines dans les plus grosses entreprises, avec des moyens en termes de réflexion et de mise en œuvre plus performants.

Les grandes entreprises sont plus sensibles à la coopération avec les acteurs du territoire que les PME. L’écart est important et s’explique probablement par un manque de compréhension de ce type de mesures de la part des PME. Peut-être aussi les dirigeants de PME se concentrent plus sur leur business et ne voient pas l’intérêt réel d’ancrer l’entreprise sur son territoire, permettant ainsi de penser son développement en concertation avec les collectivités locales, les habitants, et les associations.

Enfin, les entreprises sont partagées sur le fait d’imposer des exigences envers les partenaires commerciaux (clients et fournisseurs). En effet, en faisant cela, on peut se priver de partenaires commerciaux qui n’appliqueraient pas ces règles, mais l’entreprise y gagne en réputation. On peut à ce titre se souvenir des déboires d’entreprises comme Nike qui ont été peu regardant des conditions de fabrication de leurs chaussures dans les pays du Sud, et a ainsi été accusée à ce titre de favoriser le travail des enfants…

.

Quels sont les freins à l’application du développement durable dans l’entreprise ?

4Le manque d’information est à nouveau le principal obstacle évoqué par les chefs d’entreprise qui n’appliquent pas le développement durable dans leur entreprise.

Il est assez étonnant de constater que les pourcentages s’élève avec la taille de l’entreprise, probablement du fait d’une plus forte exposition des plus grandes entreprises aux incitations règlementaires liées au développement durable dans l’entreprise (principalement dans le domaine de  l’environnement).

Depuis 2003, première année de parution du baromètre, les trois principaux freins (manque d’information, manque d’incitation et manque d’accompagnement) sont de moins en moins cités. Ils restent néanmoins la préoccupation première des PME et donc les axes de progrès majeurs sur lesquels s’appuyer pour impulser une réelle évolution dans le domaine du développement durable.

Autre point rassurant, le pourcentage de dirigeants se déclarant non convaincus par le concept est en forte baisse, même s’il reste 20 % d’irréductibles au sein des PME de la région parisienne.

.

Complément : êtes-vous favorable à la taxe carbone ?

5Selon l’enquête, c’est dans la construction que les dirigeants sont les plus dubitatifs sur la taxe carbone (seulement 20 % de chefs d’entreprise favorables), suivis des  transports et des industries de biens de consommation.

Il est également intéressant de constater que seules 3 % des PME, tous secteurs confondus, disent ne pas connaître le projet de taxe carbone, ce qui témoigne de leur intérêt pour cette mesure qui impacte directement leur activité.

Afin de limiter les effets financiers de l’instauration de cette taxe, les PME peuvent réduire le contenu en CO2 de leur activité, et donc leur contribution à la taxe carbone. Interrogées à ce sujet, les PME de la région parisienne se prononcent majoritairement pour la mise en place d’une politique simple d’économies d’énergies (66 %) ou pour la sensibilisation et la mobilisation de leurs salariés (57 %), deux mesures qui constituent un faible engagement de leur part, notamment financier, avec néanmoins des résultats souvent rapides et convaincants.

Les dirigeants interrogés sont globalement en phase avec le prix fixé de 17 euros par tonne de CO2 : 51 % d’entre eux se prononcent pour un prix de départ inférieur ou égal à 17 euros. Reste que les entreprises doivent se préparer à une augmentation rapide du prix, celui-ci devant être croissant dans le temps pour atteindre l’objectif de division par quatre des émissions d’ici à 2050.

Plus d’infos sur la taxe carbone : « Lumières sur la compensation climat-énergie : pourquoi, comment? » .

.

L’avis Sequovia

Ce constat, nous l’avions fait à nos débuts : les entreprises veulent s’engager, mais n’ont ni les connaissances suffisantes sur le sujet, ni les outils nécessaires. Et en particulier les PME.

C’est donc dans cette optique que nous avons développé en premier lieu le site web www.sequovia.com, dédié aux entreprises et collectivité qui veulent s’engager sur la voie du développement durable.

L’idée de créer Sequovia est donc née de ce constat et de l’envie de passer à l’action. Très rapidement notre groupe de travail s’est ouvert à des collaborations aussi passionnantes qu’enrichissantes, pour devenir aujourd’hui le Portail des entreprises et collectivités éco-responsable et un cabinet de conseil efficace, pour la mise en place effective du développement durable.

www.sequovia.com contient :
-    Un auto-évaluateur développement durable, simple d’utilisation : Eval2D. Il peut être transposé en marque blanche pour s’adapter à un audit interne de votre entreprise
-    Un ensemble de gestes simples à mettre en place dans votre entreprise ou collectivités : Start 2D
-    Des solutions plus approfondies (Plan de Déplacement Entreprise, Bilan Carbone, …) : Act2D

Sequovia Conseil est un cabinet de conseil en développement durable proposant des solutions de :
-    Conseil : accompagnement, pilotage, communication
-    Formations : plus de 20 modules en inter ou intra-entreprise
-    Diagnostic : Bilan Carbone, Diagnostic Développement Durable, Diagnostic Performance Energétique, Audit Green IT 360, Eval2D Corp.

Pour plus de renseignements : contact@sequovia.com

.

Voir le rapport complet : CROCIS

*L’échantillon représentatif était constitué de :
- 3 900 dirigeants d’établissement de moins de 500 salariés dans les départements de Paris-petite couronne (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne) ;
- 1 456 dirigeants d’établissement de moins de 500 salariés dans les autres départements ;
- 200 dirigeants d’établissement de 500 salariés et plus.

Articles proches :

Julien Morel Développement durable, Economie, Environnement, RSE, Social , , , , ,

  1. Il n'y a pas encore de commentaire à l'article Baromètre 2009 du développement durable dans les entreprises
  1. Pas encore de rétrolien à l'article : Baromètre 2009 du développement durable dans les entreprises

Déposer un commentaire à l'article : Baromètre 2009 du développement durable dans les entreprises