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"Le développement durable ne s'apprend pas dans les livres, il faut le vivre" par Jacques Bregeon

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La 7ème édition de la semaine du développement durable vient de s'achever. Sequovia a souhaité faire le point sur la montée en puissance du développement durable en France, en interrogeant un des pionniers français du développement durable, Jacques Bregeon, fondateur du CHEE&DD (Collège des Hautes Etudes de l'Environnement et du Développement Durable).

 

Sequovia : Visionnaire, vous aviez créé le CHEE dès 1995. Quel est votre retour d'expérience ? 

Jacques Bregeon : Le CHEE était semble-t-il une bonne idée si l’on considère l’avancée du développement durable auprès des organisations politiques comme des entreprises, des collectivités et plus généralement de l’ensemble de nos concitoyens. Si nous y avons accueilli dans un premier temps les responsables des organisations concernées par l’environnement dans leurs activités, je constate depuis le début des années 2000, que nos auditeurs viennent désormais des horizons les plus divers, preuve que le sujet a dépassé largement les frontières de l’environnement.

Le modèle développé par le CHEE&DD repose sur la diversité des participants et sur l’apprentissage ; le développement durable ne s’apprend pas dans les livres, il faut le vivre. C’est un apprentissage, et c’est pourquoi notre cursus dure une année. Pour faire face à notre développement, nous avons essaimé le concept ; plusieurs collèges ont été créés en région en s’appuyant sur le réseau de compétences. Des anciens auditeurs. Ainsi, nous sommes présents à Valencienne pour la région Nord et la Belgique, à Marseille pour le sud-est et plus largement le bassin méditerranéen, en Aquitaine qui se partage entre Bordeaux et Pau, à Nantes pour les Pays de Loire et à Strasbourg pour l’est. Nous préparons les ouvertures de nouveaux collèges à Rennes, Le Havre et Rouen, Lyon et Toulouse. Resterait le centre à pourvoir.

 

Sequovia : Beaucoup d'entreprises hésitent encore à se lancer dans le développement durable, ne sachant notamment quel référentiel utiliser. Le développement durable est-il avant tout une question de référentiel ?

J.B. : Avant de penser référentiel, il faut penser culture. Le développement durable est une finalité partagée qui garantit à notre communauté humaine un futur viable, vivable et équitable pour les générations à venir. Or, il y a de par le monde différentes cultures et donc des perceptions différentes des enjeux et des défis à relever. Le développement durable est une philosophie de la vie et de l’action qui repose sur une architecture mentale et un nouveau mode de penser. Changer ses manières de voir, de comprendre, d’agir…Il ne peut pas y avoir de développement durable sans passer par la culture. Le référentiel est donc utile mais secondaire. A titre d’exemple, la Conférence des Grandes Ecoles a dans un premier temps intégré le développement durable comme une finalité et nous avons été amenés dans un second temps à définir un référentiel stratégique pour voir comment intégrer le développement durable en termes de culture, de gouvernance et de gestion des campus.

 

Sequovia : Toutes les entreprises sont-elles égales devant le développement durable ?

J.B. : Par principe oui, et quelque soit leur activité ou leur taille, chacune participe (positivement ou négativement) au développement durable. Certaines ont des activités qui par essence leur permet d’agir en faveur du développement durable ; ainsi, on est plus avantagé quand on fait du ferroviaire que quand on fait du routier pour ne citer qu’un exemple. Les entreprises ont le devoir de prendre en considération leur part de responsabilité dans le développement durable. Si elles ne sont pas égales devant la nature des enjeux, elles le sont sur le plan de la responsabilité à travers la prise en compte de leur impact et l’intégration du développement durable dans leur stratégie. Ce qui compte c’est la dynamique de progrès et d’amélioration dans laquelle devraient s’inscrire toutes les entreprises quel que soit leur domaine d’activité.

 

Sequovia : Partagez avec nous quelques bonnes pratiques ?

J.B. : Des bonnes pratiques ? La Conférence des grandes écoles qui réunit quelque 200 écoles d’ingénieur et de commerce, a décidé, comme je l’évoquais précédemment, de les inciter à intégrer le développement durable dans leurs cursus et dans leur gestion quotidienne. Cela va dans le bon sens ; ainsi, les 150 écoles d’ingénieurs se penchent-elles plus volontiers sur les questions liées à l’environnement et l’énergie tandis que les ESC se sont préoccupées des problématiques marketing et communication. Mais, s’il s’agit d’un bon début. Il reste un point fondamental à améliorer, je veux parler de l’intégration du développement durable. J’entends par intégration qu’il faut, au-delà de création d’une chaire ou d’un mastère dédiés au développement durable, que chacune des disciplines sache l’intégrer et que les directions des études s’attachent à l’insérer dans les programmes. Le développement durable dans l’entreprise ne peut s’exprimer que dans la transversalité ; il en va bien évidemment de même dans les grandes écoles. Cela exige de penser différemment et par là même d’enseigner différemment ; c’est dans cette dynamique qu’il faut désormais agir.

 

Sequovia : La crise actuelle, opportunité ou frein au développement durable ?

J.B. : Il ne s’agit pas uniquement de faire redémarrer le système, de le « re-booter », pour employer un terme informatique. Je formule le vœu que cette crise serve de catalyseur à une prise de conscience, de révélateur sur la nécessité de revoir les fondamentaux de notre société. Il y a des initiatives qui vont dans le bon sens, comme lorsque le Président Sarkozy demande à l’économiste américain Joseph Stiglitz (prix Nobel d’économie 2001) de réfléchir à de nouveaux indicateurs, à un PIB révisé prenant en compte les critères environnementaux et sociaux. Avec de bons outils, on se donne la possibilité de prendre de meilleures décisions. Alors oui, je pense que la crise est une réelle opportunité pour pérenniser le développement durable dans notre système économique.

 

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