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Comment agir ?

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A.    Diagnostic de votre gestion des déchets


Avant de commencer faites un autodiagnostic du comportement de votre entreprise face à la gestion des déchets. La liste des questions suivantes est non exhaustive mais elle donne une idée du point où est rendue votre entreprise en termes de gestion des déchets.

  • Connaissez-vous le volume et la nature des déchets produits par votre entreprise ?
  • Etes-vous en mesure de donner une estimation du coût représenté par l’élimination de vos déchets ?
  • Avez-vous identifié une liste de déchets spéciaux et dangereux ?
  • Connaissez-vous la composition de vos déchets dangereux ?
  • Avez-vous passé des accords avec des prestataires spécialisés dans le recyclage ?
  • Est-ce que vous pratiquez le tri sélectif des déchets spéciaux ?
  • Vos collaborateurs pratiquent-ils systématiquement le tri sélectif (papier, carton, verre, piles, appareil électroniques et électriques…) ?
  • Etes-vous capable de localiser avec exactitude les lieux de stockage et de production de vos déchets ?
  • Accordez-vous de l’importance dans vos achats à l’existence de labels (papier recyclé, green IT,…) ?
  • Connaissez-vous les différentes filières possibles de valorisation des déchets ?
Si vous avez répondu majoritairement non, vous devez faire un effort particulier pour mettre en place une gestion responsable de vos déchets.

 

N’hésitez pas à réaliser notre autodiagnostic

 


B/ Plan d’action


1.    Réduire les volumes de déchets

Le meilleur moyen d’éliminer proprement vos déchets, c’est d’abord d’en produire le moins possible. Et oui, le bon sens reste encore une fois le meilleur conseiller !
 

  • Prenez en compte dans votre politique d’achat des critères liés à la gestion des déchets : limitation des quantités d’emballage, produits intégrant le moins possible de matières dangereuses, produits rechargeables plutôt que jetables, produits biodégradables et compostables.
  • Privilégiez des conditionnements plus écologiques comme le vrac.
  • Exigez de vos fournisseurs de reprendre les emballages et les produits usagés.
  • Si un appareil tombe en panne, demandez un devis de réparation plutôt que de le considérer automatiquement comme un déchet.
  • La location permet de ne pas prendre en charge l’élimination de ces appareils et machines. 
  • Pensez aussi à vos clients ! Il faut avoir les mêmes reflexes à la vente que pour vos achats. Appliquez les mêmes règles (réduire les emballages...), c'est une excellente passerelle vers l'éco-conception. Pourquoi distribuer à vos clients des sacs en plastiques plutôt que des sacs cartonnés biodégradables ?

Nous pouvons prendre l’exemple du papier :

Le saviez-vous ?

L’usage du papier dans les entreprises est en hausse, chaque employé consommerait entre 50 et 75 kg de papier par an ! Et 80% des papiers de bureau sont détruits en décharge ou incinérés !
 


Comment mieux gérer sa consommation de papier ?

Il  est aujourd’hui possible de diminuer sa consommation de papier grâce aux Green IT. Ces nouvelles technologies permettent d’une part de baisser considérablement la consommation d’énergie et d’autre part  d’optimiser la consommation de papier. Cela passe par une meilleure programmation des imprimantes (mode recto verso), par une utilisation des photocopies ratées comme brouillon ou par l’usage de logiciel permettant d’imprimer plusieurs pages sur une seule feuille papier. Il s’agit également d’imprimer les mails que lorsque cela est vraiment utile et d’insérer à la fin de chaque message une note sensibilisant le destinataire à l’importance de ne pas imprimer inutilement.

 Le saviez-vous ?  

Les entreprises françaises dépensent plus de 400 millions d’euros par an en impressions inutiles (= 1,2 million d’arbres). Une tonne de papier représente 1 à 2 tonnes de bois et nécessite entre 5 et 15 m3 d’eau et quelques 80 kg de chlore gazeux pour blanchir le papier.

Cela fait de l’industrie papetière une des plus polluantes!

Les avantages économiques d’une moindre production de déchets :

Par ailleurs, le gain pour les entreprises est de taille puisqu’une bonne gestion des déchets permet de réduire considérablement les coûts. Ainsi, une étude de l’ADEME réalisée auprès d’une centaine d’entreprises montre les avantages de la réduction des déchets car quelles que soient les recettes du recyclage, produire un déchet n’est jamais rentable car le coût complet est toujours supérieur aux recettes. Les 100 entreprises suivies par l’ADEME ont démontré que le coût de gestion des déchets représente en moyenne 6 % de leur excédent brut d’exploitation. On peut donc estimer le coût moyen complet à près de 10 % de cet excédent. Elles ont pu réduire leur tonnage de déchets de 10%, leur coût de gestion externe de 14 % en deux ans et à activité constante, grâce à une meilleure maîtrise de la production de déchets.

Le saviez-vous ?

Le recyclage papier consomme 5% moins d’énergie, 100 fois moins d’eau, 20 fois moins d’arbres que la production habituelle du papier
 

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2.    Valoriser les déchets recyclables


a.    Les gestes à adopter


Vous avez évidemment une obligation d’éliminer proprement vos déchets en respectant la législation en vigueur. Mais il faut aussi savoir reconnaitre la valeur économique de ses déchets, c’est ce que l’on appelle la valorisation des déchets.

De nombreux déchets peuvent être recyclés, avoir un impact sur l’environnement affaibli et représenter une valeur monétaire négociable à la revente. Ainsi vous pourrez revendre certains déchets et participer à la préservation de l’environnement. C’est le cas du papier, ou des cartouches d’encre.

  • Produire un tableau de suivi des déchets.
    Avant toute chose, faites un état des lieux des types de déchets que vous allez devoir gérer dans votre entreprise. Listez tous les types de déchets, leur volume approximatif, leur capacité à être recyclé, leur localisation dans vos locaux, leur filière d’élimination, le coût annuel.
  • La production d’un tel bilan est un excellent exercice de sensibilisation environnemental et de gestion économique.
  • Prêtez une attention particulière aux déchets dangereux et DEEE, car mélanger des déchets dangereux aux déchets banals augmentent la quantité de déchets dangereux !
Le saviez-vous ?

40 % des déchets dangereux sont des mélanges DIB /déchets dangereux
Un tri à la source permettrait de réduire considérablement ces quantités
  • Installez des bacs de recyclages sélectifs à des points clés pour favoriser un tri systématique des déchets.

Le saviez-vous ?

Certains collecteurs de déchets dangereux proposent un service de vente ou location de bonbonnes de couleurs différentes permettant de faciliter le tri à la base des déchets dangereux dans les entreprises.

  • Les postes de travail doivent faire l’objet d’une étude rapide permettant de déterminer quel type de poubelle et de bac est nécessaire.
  • Expliquez à vos collaborateurs clairement les consignes de tri (à l’oral et par la remise d’un fascicule explicatif), fixez ensemble des objectifs de collecte.
  • Lancez une campagne de communication interne afin de sensibiliser vos collaborateurs. Un affichage approprié dans l’entreprise est très efficace.

 

b.    Exemples de valorisation : la valorisation des boues et des DEEE

Le traitement des eaux usées permet d’obtenir de la boue qui, après un traitement minutieux, devient une ressource exploitable dans plusieurs secteurs : à savoir l’agriculture, la production d’énergie et l’éco-construction.

  • En effet, les boues urbaines, riches en éléments fertilisants sont utiles à la fabrication d’humus pouvant accompagner les engrais habituels. Ces éléments nutritionnels doivent être dosés convenablement et méticuleusement pour éviter un effet souhaité contraire, à savoir une saturation des sols et donc une pollution.
  • Par ailleurs, les boues urbaines mélangées à des déchets ménagers puis stockées permettent d’obtenir du biogaz par la décomposition de ces matières en l’absence d’oxygène.

 

  • Enfin, moyennant des procédés spécifiques comme l’incinération, il est possible de créer des matériaux céramiques, à partir des boues urbaines, pouvant être utilisés dans les travaux publics.

   
Du fait de leurs composants parfois nocifs, les DEEE représentent un enjeu de taille pour la préservation de l’environnement et de la sécurité des personnes qui les manipulent. Il faut donc les considérer avec une attention particulière, d’autant plus que ce type de déchets connaît une croissance exponentielle depuis quelques années.  Par ailleurs, avant la collecte, il est préférable de trier les DEEE, afin de vraiment pouvoir bénéficier de la valorisation de ces équipements. Les DEEE doivent donc être séparés des autres déchets avant la collecte, surtout que certaines substances contenues dans ces déchets sont toxiques et dangereuses.


Les solutions possibles pour se défaire d’un DEEE sont plurielles. Le DEEE peut être :

  • Réemployé si son état le justifie, par exemple sous forme de don à une association
  • Rendu à un distributeur lors de l’achat d’un EEE neuf
  • Déposé en déchetterie ou collecté par un système de collecte mis en place par la collectivité : en 2009, 3 600 points de collecte collectivités étaient sous contrat avec un éco-organisme ménager (voir ci-dessus), 19 500 points de collecte sont également ouverts en distribution, grâce au système du « un pour un ».


La collecte se réalise de manière sélective : selon l’utilisation qui sera faite du déchet, la filière diffère. Les filières de valorisation se déclinent en cinq points : la réutilisation des équipements entiers, la réutilisation partielle des équipements notamment pour la réparation d’engins, le recyclage et la valorisation matière, la valorisation énergétique et l’élimination par destruction.

 

3.    Eliminer de manière responsable les déchets non recyclables

Rappelons que seuls les déchets ultimes sont admis en décharge. Il n’est donc pas légal de se défaire d’un déchet pouvant être valorisé. Il est également exigé que les déchets non recyclables soient traités de la manière la plus propre possible.

  • Agissez en amont par la mise en œuvre d’une politique d’achat durable et responsable : choisissez les produits les moins toxiques et les moins polluants en général. La directive REACH oblige vos fournisseurs à détailler la composition des produits chimiques.
  • N’oubliez pas : l’élimination de déchets toxique est couteux, il est donc important de mettre en balance ce coût lors de l’achat face à des produits moins polluants.
  • Démontez les appareils partant au rebus, afin de récupérer les parties valorisables et les parties toxiques (par exemple les piles). Des prestataires peuvent réaliser cette tache.
Le saviez-vous ?

Les distributeurs d’EEE sont dans l’obligation de proposer au client un moyen gratuit pour récupérer l’ancien équipement à l’achat d’un nouveau matériel.

  • Soyez vigilant au stockage des déchets. Evitez le stockage extérieur qui peut polluer l’environnement en particulier par l’intermédiaire des eaux de pluie ou par une manipulation maladroite.
  • De manière générale, appuyez vous sur votre tableau de suivi des déchets (étape N°2) et sélectionnez le partenaire approprié capable de prendre en charge proprement l’élimination de telle ou telle catégorie de déchet.

Les déchets non recyclables, après collecte, sont acheminés en décharge puis incinérés. L’incinération permet de produire de l’énergie et de la vapeur utile pour chauffer les logements environnants.

Le saviez-vous?
 
La combustion d’une tonne de déchets ménagers libère autant d’énergie que 200 litres de pétrole
Les déchets constituent la deuxième source d’énergie renouvelable en France aujourd’hui.

 

 4.    Bien s’informer et communiquer

Votre organisation interne est désormais sur la voie d’une gestion opérationnelle et responsable des déchets.

  • Pour compléter totalement votre organisation, vous devez maintenant trouver les partenaires capables de traiter les déchets collectés.
  • Consultez les bourses aux déchets : ces places de marché vous permettent de proposer vos déchets et de consulter des offres de prestation.
  • Privilégiez un partenaire local qui minimisera votre bilan carbone.
  • Un partenaire disposant de labels reconnus est un critère de choix. Vous pouvez, par exemple,  agir favorablement en optant pour du papier recyclé. Différentes sortes de papier recyclé sont disponibles sur le marché, certains sont 100% en matériau recyclé, d’autres à 50%, il existe des blanchis, des non-blanchis… Pour se retrouver parmi cette panoplie d’offres, les labels sont de bons guides pour garantir un achat responsable et certifier la qualité du produit (la liste suivant est non exhaustive).
  • L’Ecolabel Européen établi depuis 1992 assure un mélange de fibres recyclées et de fibre papier provenant de forêts gérées durablement.
  • L’Ange Bleu est un label allemand existant depuis 1978, il garantit un papier 100% recyclé.
  • L’APUR, label français créé en 1992, engagent les industriels à indiquer sous le logo du label la teneur en fibres recyclées.
  • La Boucle de Möbius fonctionne comme le label précédent. La norme ISO 14021 régit ce logo.


Il est par ailleurs très important de communiquer auprès de vos collaborateurs et salariés afin de les sensibiliser davantage à cette problématique là et d’améliorer significativement les résultats en matière de gestion des déchets.

Pour bien choisir son matériel informatique: Le Guide High tech responsable

 

C/ Liens utiles

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