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La couche d’ozone en danger en Arctique

Une étude de la NASA publiée ces derniers jours a révélée un trou dans la couche d’ozone au dessus de l’Arctique, d’une taille d’environ 2 millions de km2. Un trou d’une telle ampleur n’avait jamais été relevé depuis les années 80 dans l’Antarctique. Selon les experts, un vortex polaire et des températures particulièrement froides seraient responsables de cette détérioration de la couche d’ozone.

  • Un nouveau trou dans la couche d’ozone Arctique

Dans une étude publiée dans la revue Britannique Nature, La NASA a établi une cartographie de la couche d’ozone, ce qui a permis de mettre en évidence un trou au dessus de l’Arctique, aussi grand que celui relevé dans les années 80 au dessus de l’Antarctique. On parle ici d’un trou de la taille de 5 fois l’Allemagne (soit environ 2 million de km2) et de pertes d’ozone allant jusqu’à 80%.

Selon Gloria Manney (du Jet Propulsion Laboratory de la NASA), c’est la première fois dans l’histoire que la diminution de l’ozone dans l’Arctique peut être comparée à un trou.

Enfin, on apprend grâce à des observations satellitaires que la destruction de l’ozone dans cette zone a débuté au mois de Janvier, puis que la situation s’est très vite accélérée.

  • Quelles sont les causes de ce trou spectaculaire ?

La couche d’ozone présente dans la stratosphère au dessus des pôles forme entre 13 et 40 km d’altitude et varie en fonction des saisons. Elle a pour vocation de protéger l’atmosphère et tous les organismes vivants des rayons ultra-violets en en absorbant plus de 97%. Elle tend à diminuer naturellement en hiver et au printemps, sous l’effet du froid, qui favorise la formation de chlore dans les couches basses de la stratosphère et qui détruit l’ozone protecteur. Ceci qui explique d’ailleurs l’apparition du premier trou en Antarctique, continent le plus froid de la Terre.

Les rejets de CFC (chlorofluorocarbones) présent dans les aérosols et les systèmes de réfrigération dans l’atmosphère ont aussi été un facteur aggravant. Mais depuis 1985 et la signature du protocole de Montréal, suivi par une directive Européenne dans les années 90 (aussi approuvée par les Etats-Unis), ce type de pollution a quasiment été endigué.

Selon les scientifiques de la NASA, la cause principale de la formation rapide de ce trou dans la couche d’ozone Arctique serait un « vortex polaire » (cyclone qui se forme chaque hiver dans la stratosphère Arctique) faisant chuter anormalement les températures et qui se serait déplacé au cours des derniers mois sur l’Europe de l’Est, la Russie et la Mongolie. Cette période de froid aurait été exceptionnellement longue, et les chercheurs travaillent toujours sur le sujet pour en comprendre les raisons.

  • Dangers pour les organismes vivants

L’ozone protège les organismes vivants du rayonnement ultra-violet, qui ont la capacité d’endommager l’ADN présent dans les cellules des êtres vivants. Ils peuvent dérégler leur activité biologique (ce qui provoque des cancers) ou les brûler. Mais ils peuvent aussi affaiblir le système immunitaire. De plus, les rayons ultra-violets perturbent aussi la division cellulaire des micro-organismes aquatiques.

Les populations vivant sur le passage du « vortex polaire » ont pu être temporairement exposées aux rayonnements ultra-violets (qui provoquent entre autre des cancers de la peau et des cataractes). En effet, des valeurs anormalement élevées d’ultra-violets au sol ont été mesurées dans ces zones  au moment du passage du vortex.

  • Avis Sequovia

On ne sait pas encore ce qui a causé la longueur de cette période de froid polaire, et l’état de la recherche pour l’instant ne nous permet pas de le savoir avec précision. Mais même si la cause anthropique n’est pas prouvée, c’est le Principe de Précaution qui doit s’appliquer en attendant d’en savoir plus, étant donné les conséquences désastreuses que peuvent avoir la destruction de la couche d’ozone.

Les CFC, responsables d’une partie de la destruction de l’ozone notamment au dessus de l’Antarctique, ont été quasiment bannis. Mais le protoxyde d’azote (N2O), produit en masse dans l’agriculture, est lui aussi responsable de la destruction de l’ozone, en plus d’être un gaz à effet de serre puissant. Cependant, l’arrêt total de production de CFC comme le prévoyait le protocole de Montréal montre que les Etats ont la capacité de se mobiliser.

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