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97 % des Français sont favorables au développement des énergies renouvelables

Selon le nouveau sondage de l’ADEME, « Les Français et les énergies renouvelables », 97 % des Français sont favorables au développement des énergies renouvelables

D’après ce sondage réalisé en juillet 2008 pour l’ADEME, les Français manifestent toujours plus d’intérêt pour les énergies renouvelables, notamment pour eux-mêmes, même si leur coût est encore jugé trop élevé.

L’ADEME constate que les énergies renouvelables « entrent dans la maison ». En effet, les ménages qui manifestent toujours plus d’intérêt pour ces sources d’énergie s’y intéressent aussi et notamment pour eux-mêmes :

  • ainsi le solaire, la géothermie et la biomasse ressortent fortement tandis que l’éolien et l’hydraulique, davantage perçues comme des énergies à échelle industrielle, sont relativement en retrait ;
  • la question des coûts (prix des installations et évolution des prix des énergies fossiles) devient prépondérante : les ménages se positionnant comme des investisseurs potentiels raisonnent sur un mode économique.

Energies renouvelables : forte notoriété, image positive et bénéfices environnementaux reconnus

79 % des Français citent spontanément au moins une énergie renouvelable (contre 68 % en 2005). La notoriété du solaire et de l’éolien reste stable (aux alentours de 99%), celle de la géothermie (chaleur de la terre), de la biomasse (bois, biocarburant, biogaz) et de l’énergie marine augmente (75% pour la géothermie et la biomasse et 64% pour l’énergie marémotrice). L’hydraulique (barrage, courants des rivières) est connue de 94 % des Français.

Les Français sont toujours favorables à 97 % au développement des énergies renouvelables en France dont 67 % très favorables (+ 2 points depuis 2005). Parmi les énergies citées, le solaire reste l’énergie renouvelable à développer en priorité (70 % pour 69 % en 2005), suivie par l’éolien (54 % en 2008 pour 60 % en 2005). Quant à la géothermie, elle progresse de 5 points entre 2005 (19 %) et 2008 (24 %). Les énergies renouvelables sont perçues comme respectueuses de l’environnement pour 76 % des Français (soit +5 % par rapport à 2005) mais aussi économiques pour 53 % des Français (+8 % par rapport à 2005).

Un frein majeur : le coût des installations

30 % des Français sont déjà passés à l’acte ou envisagent de le faire. Pour les autres, le principal frein reste le coût des installations. Les mesures déjà en place (crédit d’impôt) et annoncées dans le cadre du Grenelle de l’Environnement (prêt à taux zéro pour les travaux d’économies d’énergie) seront autant de facteurs incitatifs pour renforcer le passage à l’acte.

Acceptabilité du solaire et de l’éolien

- L’acceptabilité des éoliennes dans sa région (79%) ou à moins d’1 km de son domicile (62%) est stable depuis 2004. L’intégration des éoliennes dans le paysage reste l’enjeu majeur pour 63% des Français. – L’acceptabilité de l’énergie solaire sur son propre toit est de 91 % (21 % en 2005). Cette énergie est aujourd’hui totalement reconnue pour un usage domestique. Le coût de l’installation prend dès lors, une plus grande importance et se trouve cité comme le principal frein à l’acceptabilité de cette énergie.

Sondage réalisé en juillet 2008 par BVA. La synthèse du sondage est disponible auprès de TBWA\Corporate

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celec Développement durable

  1. de Lenclos
    28/05/2011 à 11:42 | #1

    Dans la vieille ville universitaire de la Hesse, Marburg (80.000 habitants, dont plus de 20.000 étudiants), la municipalité a voté une « charte » obligeant tous les propriétaires de bâtiments anciens à installer des panneaux solaires sur leurs toits dès lors qu’ils engagent des travaux de réfection de toiture ou de modification de leur système de chauffage. Voilà une information qui situe l’atterrant retard intellectuel et culturel des gouvernants français et de leurs administrations !
    Pour vous faire comprendre mon point de vue, laissez-moi vous narrer ce qui n’est hélas pas une fable, et qui pousse un Français à se demander comment il serait possible d’imaginer favorablement l’avenir du photovoltaïque en France quand le pays est en butte d’une part à un gouvernement qui remet en cause les conditions de rachat de l’électricité produite, interdisant ainsi toute étude sérieuse d’amortissement de l’investissement envisagé par les particuliers, et d’autre part, plus gravement encore, quand les architectes des Bâtiments de France (BdF) interdisent aux propriétaires de maisons anciennes de recourir à cette énergie renouvelable pour tenter de juguler l’inflation galopante du budget énergétique dans des demeures anciennes, éléments de patrimoine, mais qui tomberont en ruine si on leur interdit, au titre de dogmes déplacés au 21ème siècle, le recours aux énergies renouvelables ?
    Dans le Puy-de-Dôme, au titre de la préservation de la vision aérienne des toits rouges d’un bourg qui possède une église romane classée, les BdF interdisent sur les toits des demeures anciennes la pose de panneaux photovoltaïques, mais l’autorisent sans état d’âme sur les constructions modernes du bourg, devenu village-dortoir, à 15 Km de Clermont-Ferrand. Dans ce bourg, par ailleurs, d’aucuns y construisent, au cœur historique même, qui une verrue moderne d’acier, de verre et de béton sur une mairie authentiquement du XVIIIème siècle, restaurée par ailleurs avec les subventions des BdF, qui un immeuble social aux façades de bois lambrissées de couleur acajou, attenantes à un hôtel ancien, au titre du témoignage « de l’époque et de l’esthétique contemporaines », ce que ne sont donc probablement pas les panneaux photovoltaïques pour ces censeurs. A 30 mètres de l’église classée, on a aussi transformé une autre église en cave à vin ! On y tolère les portes de garage en aluminium brillant, les toits de tôle ondulée, de verre et de fibrociment sauvages, et la prolifération des paraboles satellitaires par dizaines, et les publicités de grand format sur les murs de bâtiments de la commune « authentique ». Par contre, les panneaux photovoltaïques, eux, y sont jugés hérétiques.
    Comment peut-on concevoir une telle discrimination, qui accepte le photovoltaïque sur les maisons neuves qui sont a priori d’une isolation thermique de bon niveau, et l’interdit sur les demeures anciennes qu’il devient quasiment impossible de chauffer avec des énergies fossiles dont le coût explose, et dont l’isolation, – outre qu’elle peut retentir sur l’esthétique, par exemple en extérieur -, est extrêmement difficile et coûteuse ?
    Dans une de ces demeures, rachetées il y a longtemps à faible prix parce qu’elle était en piteux état, un propriétaire, acculé par la montée des coûts de chauffage à base d’énergie fossile (gaz de ville), a dû se résoudre, quarante ans plus tard, pour continuer à vivre dans une maison qu’il chérit, à sacrifier toutes ses économies pour lancer une ultime approche globale, refaisant le toit, isolant les combles, remplaçant les fenêtres, installant des pompes à chaleur pour réduire au maximum la consommation de gaz. Ce faisant, il a dû recourir au triphasé, avec une sérieuse augmentation de la note d’électricité. Pour rétablir l’équilibre financier, il a donc voulu parachever l’installation par production de photovoltaïque, – avec une solution française plus coûteuse que les offres concurrentes chinoises et allemande -, en misant sur la revente à ERDF des 3 KWh produits, puisque l’Etat, – et dans une certaine mesure les techniques de stockage de l’énergie produite -, n’en permettent pas un usage direct par le particulier. Ceci étant, l’électricité produite profite à la communauté et contribue d’autant au besoin de consommation électrique locale.
    Les BdF et la DDT ont émis un avis défavorable à cette installation !
    Comment avec un tel état d’esprit, dans un pays où l’opinion publique réfute le nucléaire, les champs en terre ferme d’éoliennes, le gaz de schiste, dans un pays où l’on a exploité tous les sites d’énergie hydrauliques de taille, peut-on sereinement envisager l’avenir du photovoltaïque si les obstacles aux productions domestiques, aux solutions individuelles, sont démultipliés par les dogmes de BdF qui voient le problème par le gros bout de la lorgnette ? Quand nos modes de vie sont en jeu ! Pourtant, la multiplication de sites domestiques de production d’électricité, tant par le photovoltaïque que par des éoliennes de petites dimensions, aurait l’avantage à terme de réduire le besoin en grandes centrales nationales de production d’énergie électrique : les petits ruisseaux font les grandes rivières, dit-on. Le cercle vertueux s’enclencherait : avec une demande croissante, la recherche française serait encouragée, tant pour des panneaux à haut rendement, s’intégrant mieux dans tout type de décor, qu’en capacités de stockage, en synergie avec les besoins de stockage que requièrent les perspectives des véhicules électriques, les coûts de production diminueraient dans le temps, les petits ruisseaux se multiplieraient, l’équilibre national s’améliorerait (c’est une philosophie équivalente à celle qui a fait diminuer le besoin en sites informatiques centraux d’énormes puissances par la diffusion d’ordinateurs personnels locaux, « domestiques », en leur périphérie).
    Qui pourrait dépoussiérer les administrations françaises réactionnaires et aveuglément intransigeantes ? Tous les experts s’accordent à noter le déclin d’une nation qui passait pour avoir un fond d’intelligence cartésienne et des atouts. Qui sur de tels exemples pourrait s’étonner de cette régression ?
    Dans ce domaine précis, à vouloir protéger exclusivement l’aspect esthétique du patrimoine (avec deux poids deux mesures peu compréhensibles au commun des citoyens et des considérations esthétiques discutables : « de goûts et de couleurs il ne faudrait discuter »), les pouvoirs publics français vouent une partie de celui-ci à disparaître : si les vieilles demeures deviennent impossible à entretenir, ce n’est pas l’Etat, en la situation de ses finances, qui prendra le relai, et elles finiront par tomber en ruine. Et disparaître, par la grâce des règlements administratifs censés les protéger !

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