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Des aires marines protégées pour préserver et restaurer la biodiversité

tortueMarées noires, dégazage, sur pêche, nous le savons, nos océans sont en dangers et leurs écosystèmes fortement perturbés par l’activité humaine. C’est pour sauver les zones riches en biodiversité que de nombreux experts réfléchissent depuis des années à la protection d’aires marines spécifiques. Une étude récemment publiée par l’Académie Nationale des Sciences américaine apporte de nouveaux éléments. Elle a révélé qu’en protégeant 4% de la superficie totale des océans, nous pourrions préserver une grande majorité des espèces de mammifères marins.

  • Les mammifères marins peuvent encore être sauvés

Cette étude a permis pour la première fois de cartographier au niveau mondial, les lieux de vie de 129 espèces de mammifères marins. C’est ainsi qu’on a pu constater que 84% de ces espèces étaient représentées sur 9 sites en particulier : les côtes argentines, péruviennes et sud-africaines, le Nord Ouest de l’Afrique, l’Est du Canada, et le large de l’Australie, du Japon, du Mexique et de la Nouvelle Zélande. Ces 9 sites représentent 4% de la superficie totale des océans, c’est pourquoi, selon l’étude, en protégeant ces 4% de notre planète, nous pourrions assurer la pérennité de 84% des espèces mammifères marins et de nombreux écosystèmes.

  • Des aires marines protégées en constante augmentation

D’ores et déjà, des AMP (Aires Marines Protégées) existent, ce sont des zones délimitées en mer pour lesquelles des objectifs de protection de l’environnement à long terme ont été mis en places dans un souci de protection et de restauration des écosystèmes particulièrement menacés. Ces AMP sont reconnues comme particulièrement efficaces.

En France, la coordination des AMP est assurée depuis Avril 2006 par l’agence des aires marines protégées qui apporte un appui technique, administratif et scientifique à la gestion des AMP. L’objectif de l’agence est de couvrir par des AMP 10% des zones sous juridiction française d’ici 2012, et 20% d’ici 2020.

Au niveau mondial, un réseau d’AMP devrait être mis en place d’ici 2012, en accord avec l’objectif de la CBD (Convention pour la Biodiversité) d’un niveau de protection de 10% des écorégions mondiales. Cependant, malgré la constante augmentation des AMP il ne semble pas que cet objectif de protection pourra être atteint l’année prochaine, notamment en raison des difficultés liées à la haute mer.

  • Réunion d’experts internationaux du 5 au 9 septembre à Hyères

Une réunion d’experts internationaux se tiendra à Hyères du 5 au 9 septembre, aux portes du Parc National de Port Cros. Cette réunion concerne plus particulièrement la préservation de l’Atlantique Nord-Est (Convention OSPAR) autour des AMP. La Convention OSPAR est la coopération de 15 gouvernements avec la Communauté Européenne pour la protection de l’environnement marin de l’Atlantique Nord-Est, qui a débuté en 1972 avec la Convention d’Oslo sur les immersions.

Le parc national de Port Cros est considéré comme précurseur en matière de préservation de la biodiversité marine, notamment grâce à sa collaboration active dans la mise en place du réseau MedPAN (réseau gestionnaire des AMP en Méditerranée) et la création du sanctuaire PELAGOS pour les mammifères marins. L’objectif de cette réunion est donc de s’inspirer du modèle de Port Cros pour la mise en place d’un réseau d’AMP propre à la Convention d’OSPAR.

  • Avis Sequovia

Au-delà de l’intérêt écologique évident de la préservation de la biodiversité marine, on peut aussi y trouver un intérêt touristique et culturel à travers la découverte de ces écosystèmes (plongée sous marine, documentaires diffusés dans les médias etc.). La préservation de ces sites constitue aussi un avantage pour la pêche, en effet de nombreuses études montrent que dans les zones protégées les poissons sont plus gros et la reconstitution des stocks est plus rapide.

Malgré les bénéfices apportés par la préservation des sites sur leurs écosystèmes, les AMP ne sont pas préservées de l’acidification des océans, du réchauffement climatique et des autres formes de pollution puisqu’il n’existe pas de « frontière » pour délimiter ces zones protégées. Il ne suffit donc pas de  préserver quelques zones maritimes de toute activité humaine et de laisser dégrader le reste des océans, il est nécessaire de continuer à agir, en réduisant les impacts de l’activité industrielle et humaine sur l’ensemble des écosystèmes (marins et terrestres).

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