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Le web, pas si développement durable qu’on l’imagine ?

En 2020, si nos habitudes restent les mêmes, le web contribuera à hauteur de 4% des émissions totales de CO2. En réponse à une étude réalisée par BIOIS, l’ADEME donne plusieurs gestes « Green It » à appliquer pour contribuer à réduire son empreinte carbone.

 

  • De l’usage du courrier électronique

En moyenne ce sont 247 milliards de courriers électroniques qui sont envoyés dans le monde en 2009 en incluant les spams. Chaque email de 1Mo a pour conséquence l’émission de 19 grammes d’équivalent CO2 auquel il faut ajouter 6 grammes par destinataire supplémentaire. Cela représente tout de même 44kg équivalent CO2 par an et par employé !

L’addition CO2 est encore plus salée si le message est conservé sur un serveur ; plus le courriel est stocké longtemps, plus son impact sur le changement climatique est fort. Il est donc important de supprimer les messages après consultation lorsque leur sauvegarde n’est pas nécessaire. Ce rappel de l’ADEME devrait d’ailleurs remettre en cause la technologie « In the Cloud » où les données sont stockées à distance.

  • Requêtes sur le Web

Les requêtes internet sont elles aussi génératrices d’émission carbone. Sur la base de 29 millions d’internaute et à raison de 2,6 recherches par jour et par internaute, les émissions sont évaluées à 287 600 tonnes équivalent CO2.

L’ADEME souligne donc l’importance d’utiliser des mots clés précis, de saisir l’adresse dans la barre de navigation lorsque cela est possible et d’ajouter les pages consultées régulièrement en favoris.

  • L’utilisation de clés USB

La lecture d’un document sur l’ordinateur est aussi un facteur d’émission de CO2. Contre toute attente, l’ADEME démontre dans son étude que passé un délai de 3 minutes, il est plus écologique d’imprimer en noir et blanc, 2 pages par face le document que de le lire depuis l’ordinateur.

Concernant la clé USB, le changement de matériau constitutif de la coque de la clé n’est pas prioritaire puisque la production de la clé en elle-même ne représente que 2% des impacts de la production de la clé.

  • Les conseils de l’ADEME

L’ADEME donne donc différents conseils pour parvenir à un web plus vert :

• Faire durer autant que possible la durée de vie des équipements.
• Éviter d’imprimer systématiquement chaque document, quelle que soit sa nature.
• Optimiser ses recherches sur Internet.
• Rationaliser le nombre de destinataires des courriels.
• Nettoyer régulièrement sa messagerie électronique.
• A l’achat, choisir de préférence un ordinateur certifié par l’écolabel européen ou Energy Star.
• Être attentif à la fin de vie de son ordinateur, considéré comme un déchet électronique : le dépôt en déchèterie ou le retour en magasin sont deux options possibles.
• Éviter de distribuer systématiquement des clés USB de type publicitaire.

  • Avis de sequovia

Concernant l’utilisation des emails et des requêtes web, le principal problème demeure dans la consommation énergétique des serveurs. Selon une étude IDC, d’ici 2012 pour 1$ investit dans le hardware, 1$ d’énergie sera dépensé, alors que des solutions d’optimisation efficaces existent.

Pour en savoir plus:

Green-IT/ »>Green It

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