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Renault mise sur les voitures électriques en Israël

La marque au losange est indiscutablement branchée. C’est en Israël que Renault a choisi de produire industriellement des voitures électriques, s’inscrivant dans un vaste projet de développement des énergies alternatives. Une voiture électrique, ça pollue moins, mais encore ?

13 secondes de 0 à 100 km/h, une autonomie d’environ de 100 km en ville et environ 170 km sur autoroute, la possibilité de changer la batterie lors de longs trajets pour pallier le problème du temps de charge (4 à 5 heures)…Certaines contraintes techniques qui bloquaient jusqu’à présent le développement du tout électrique semblent évoluer. Pour autant, l’autonomie reste réduite et les batteries pèsent la bagatelle de 200 Kg. Une collaboration Nissan / NEC va permettre la production industrielle de ces batteries lithium-ion.

Un jeune entrepreneur Israélien de 39 ans, Shai Agassi, ancien numéro deux du leader mondial des logiciels de gestion a quitté SAP pour créer Project Better Place en octobre 2007. Better Place sera chargé de mettre en place le réseau de bornes de recharges de batteries. les clients achèteront leur véhicule, puis souscriront un abonnement pour l’utilisation de la batterie, facturée au kilomètre parcouru. Shaï Agassi s’est inspiré du modèle économique de la téléphonie mobile, avec un principe d’abonnement mensuel en plus de l’achat du téléphone.

Les premiers véhicules seront disponibles à partir de 2011. Selon Patrick Pelata, directeur général adjoint du constructeur français, « c’est la première fois qu’un système complet se met en place: un gouvernement qui offre un avantage fiscal, un opérateur qui met en place un système de recharge de batterie et un constructeur qui adapte un véhicule. » Un pari collectif, donc.

«Il s’agit d’un changement considérable pour l’évolution de l’industrie automobile. Ce projet va être le début de la distribution en grande série d’un véhicule à zéro émission de CO2», a déclaré Carlos Ghosn. «L’objectif est de vendre entre 10000 et 20000 voitures de ce type par an en Israël», a-t-il ajouté. 90% des Israéliens parcourent moins de 70 kilomètres par jour, c’est donc un marché grand public qui se prête bien à cette initiative.

Ce projet doit également beaucoup au gouvernement israélien, qui s’est engagé à ce que les taxes sur le véhicule électrique ne dépassent pas 10% (contre 60% pour les voitures à essence). Les véhicules électriques auront donc un coût équivalent ou inférieur à celui d’une voiture traditionnelle.

D’un point de vue strictement énergétique, il est clair que la pollution va être réduite comparativement à l’utilisation d’un carburant classique. En revanche, d’un point vue développement durable, il faudra s’assurer des conditions de fabrication et de recyclage des batteries, dont l’impact environnemental n’est pas neutre. A suivre, donc.

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celec Développement durable

  1. Raphael
    29/01/2008 à 13:29 | #1

    Moi j’aurais bien aimé qu’on lance ce genre d’initiative en France ! A part la prius (japonaise) RAS pour qui souhaite investir dans une voiture propre, c’est quand même incroyable ! Il y a une demande réelle et pas d’offre !

  2. zoubla
    15/08/2008 à 16:30 | #2

    Encore et toujours TOUT pour les mêmes, toujours les mêmes…

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