Quand labellisation rime avec urbanisation

label eco quartierLe Grenelle de l’environnement a largement su engager la promotion d’initiatives réglementaires liées à l’urbanisme et à l’éco-construction. Preuve à l’appui, hier encore, un deuxième appel à projets EcoQuartier était annoncé par le secrétaire d’Etat au logement, Benoist Apparu. Rien qu’en 2009, vingt-huit communes avaient été récompensées suite à un premier appel. L’objectif pour les candidats de 2011 : prendre en compte une grille de critères élargie au cadre de vie et à la préservation des ressources. Une réflexion qui devrait donner lieu, dès 2012, à la création d’un label.

  • Solliciter l’urbanisme durable

Pas moins de 160 projets avaient été déposés en 2009 dans le cadre du premier appel à projets EcoQuartier. Autant dire que le concept de ville durable est bien disposé à entrer dans les mœurs d’une majorité de collectivités.
Par ailleurs, les candidats au premier appel à projets, lancé en 2008, ont participé depuis au club national EcoQuartier 2010, animé par le Ministère, afin « d’assurer une diffusion rapide des bonnes pratiques, d’identifier les obstacles et d’imaginer les solutions à apporter ». S’inspirant de ces résultats, des sessions de formations seront proposées aux collectivités qui souhaitent se lancer dans la construction d’un éco-quartier.
Il s’agit là, de redonner une impulsion au chantier EcoQuartier. Pour rappel, l’éco-quartier vise à promouvoir un ensemble de critères du développement durable dans les projets d’urbanisme, tels que la gestion de l’eau et des déchets, le respect de la biodiversité, la production et l’utilisation d’énergies renouvelables ou encore la promotion de transports « verts ».

  • De nouvelles prérogatives pour 2011

Nous espérons bien entendu le même succès qu’en 2009. On prévoit d’ailleurs de nouveaux palmarès, pour récompenser les villes moyennes, les projets en milieu rural, la mise en valeur de la nature en ville, et les performances écologiques.

Cette année, les projets devront inclure quatre nouvelles dimensions, directement inspirées du « Cadre de référence ville durable européenne », validé par les ministres européens en juin 2010. La nouvelle grille EcoQuartier comporte ainsi vingt nouvelles « ambitions », dans les quatre axes suivants : démarche et processus (concertation, gouvernance participative, gestion pérenne…), cadre de vie et usages (modes de vie solidaires et responsables, cadre de vie agréable et sain, valorisation du patrimoine local…), développement territorial (mixité fonctionnelle, modes de déplacements alternatifs, valorisation des relations avec le milieu agricole et forestier…) et enfin préservation des ressources et adaptation au changement climatique (réduction des émissions de gaz à effet de serre, utilisation raisonnée des matières non renouvelables…).

  • La ville durable, objet de labellisation en 2012

Toujours dans la lancée du Grenelle de l’environnement, Benoist Apparu a annoncé la création « d’un comité de préfiguration du label EcoQuartier, dans le cadre d’une démarche collégiale et participative ». Cette démarche s’inscrit dans l’élaboration, prévue pour 2012, d’un « référentiel EcoQuartier », issu des réflexions du club EcoQuartier. Selon le Ministère, il n’est pas question de créer une énième norme, mais d’imaginer un référentiel « adaptable à tous les contextes, à toutes les tailles de villes et à tous les stades d’avancement des projets », pour en garantir la qualité.

  • Avis de Sequovia

ecoquartierissy

Rappelez-vous : déjà en 2007, le sujet de la labellisation avait été évoqué lors de la commission Attali sous la dénomination de label Ecopolis. Ainsi, dans l’ouest parisien, naîtra l’éco-quartier du Fort d’Issy-les-Moulineaux, d’ores et déjà détenteur du fameux label, mais qui pour le moment existe uniquement à l’état de modélisation 3D, sa construction devant s’échelonner de 2012 à 2015. A noter que ce projet devance les exigences du Grenelle de l’environnement.

La Direction Régionale de l’Equipement de l’Ile de France a déjà défini une marque dénommée « aménagement durable » qui semble être une initiative intéressante du fait de la diffusion d’une quinzaine d’indicateurs de performances. Il reste toutefois à définir des niveaux à atteindre explicites, ambitieux et adaptés aux conditions locales qui doivent permettre à tout projet d’aménagement de devenir positif.

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