Les bâtiments à énergie positive

Le 3 novembre dernier, le Ministère du Développement Durable et l’ADEME ont lancé le premier appel à manifestation d’intérêts sur les bâtiments et îlots à énergie positive pour encourager la démarche de réduction des dépenses énergétiques. Aujourd’hui, en France, le secteur résidentiel et tertiaire consomme encore 46% de la consommation de l’énergie finale nationale. Les bâtiments à énergie positive, ou BEPOS, constituent donc un moyen très efficace d’enrayer la dépendance énergétique. Les projets se multiplient et c’est tant mieux !

  • Qu’est-ce qu’un bâtiment à énergie positive ?

Le bâtiment à énergie positive est un bâtiment à très haute performance énergétique, fonctionnant avec des énergies renouvelables, qui est en capacité d’assurer ses propres besoins énergétiques, et de restituer son surplus de production d’énergie sur le réseau.
Lors de la construction du bâtiment, tout sera étudié pour réduire au minimum les frais énergétiques. L’isolation sera parfaitement appliquée pour éviter que les déperditions de chaleur n’aient lieu, on cherchera à capter au maximum la lumière du soleil en exposant le bâtiment de manière judicieuse et à se protéger des vents.
Ces bâtiments, par ailleurs, seront alimentés par des sources d’énergie exclusivement renouvelables. Les panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques, les pompes à chaleur, la géothermie, l’énergie éolienne sont bien entendu en ligne de mire des constructeurs.

  • BEPOS et Grenelle 2 : Lancement de l’appel à manifestation d’intérêt sur les bâtiments et îlots à énergie positive

Le développement de la construction de bâtiments ou de maisons individuelles à énergie positive est indispensable pour diminuer les consommations énergétiques et pour atteindre les objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre fixés par le Protocole de Kyoto. Cette démarche s’inscrit dans une perspective de développement durable et de protection de l’environnement fixée par le Grenelle 2.
Le Ministère du Développement Durable et l’ADEME ont lancé le 3 novembre dernier le premier appel à manifestation d’intérêt (AMI) du programme « démonstrateurs et plateformes technologiques en énergies renouvelables et décarbonées et chimie verte » du grand emprunt. Cet AMI, qui porte sur la thématique des « bâtiments et îlots à énergie positive et à bilan carbone minimum », participera aux objectifs définis par le Grenelle de l’environnement à l’horizon 2020 et au facteur 4 à l’horizon 2050 dans le secteur du bâtiment.
Les technologies vertes sont au cœur du Grenelle de l’environnement et des investissements d’avenir. Les investissements d’avenir consacrent près de 10 milliard d’euros au développement durable dont 2.85 milliards d’euros pour le développement des technologies vertes dans le cadre de programmes confiés à l’ADEME. Ce premier AMI, piloté par l’ADEME dans le cadre du programme « énergies renouvelables et chimie verte », portera sur la thématique des « bâtiments et îlots à énergie positive et à bilan carbone minimum », avec un objectif ambitieux de consommation énergétique de 25 kWh EP/m².an pour les cinq usages réglementés. L’AMI accorde une forte priorité au parc existant où résident les plus forts enjeux.

  • La ville de Montpellier comptera deux écoles BEPOS à l’horizon 2013

Après le groupe scolaire Malbosc prévu pour 2012, la Ville de Montpellier ouvrira sa deuxième école BEPOS (bâtiment à énergie positive) en 2013. Ce groupe scolaire d’une surface d’environ 3 100 m2 sera conçu de façon à minimiser les consommations énergétiques. Il sera par ailleurs doté de panneaux photovoltaïques, de sorte qu’il produira davantage d’énergie qu’il n’en consommera. Avec le groupe scolaire Malbosc, ce sera le deuxième bâtiment public montpelliérain labellisé « énergie positive » et l’un des tout premiers groupes scolaires de ce type en France. Le coût global de l’opération, hors foncier est estimé à 10 millions d’euros TTC.

  • Les entreprises s’y mettent

Les projets de bâtiments à énergie positive du secteur tertiaire se multiplient. Nous pouvons citer par exemple, le SIMT, 1er Service de Santé au Travail en Seine et Marne qui a choisi Marne la Vallée et plus précisément le parc d’Entreprises Paris-Val d’Europe, développé par Euro Disney, pour implanter son futur siège social, lequel sera le premier bâtiment tertiaire à énergie positive construit sur Marne la Vallée.
Le Relais Vert, pionnier de l’agriculture biologique depuis plusieurs décennies, s’offre un nouveau siège social à énergie positive. 7 000 m2 de surface éco-responsable à énergie positive, 5 750 m2 de panneaux photovoltaïques, une centrale photovoltaïque…: une opération exemplaire pour le siège social de la société Relais Vert à Carpentras dans le Vaucluse.
Bouygues Construction, qui a lancé son premier projet de bâtiment à énergie positive, en avril 2008, consacre désormais 32% de son budget en R&D à la construction durable.

  • L’avis Sequovia

Les bâtiments à énergie positive ont de beaux jours devant eux avec le BEPOS 2020. Les avantages qui en découleront seront multiples. D’une part, cela permettra de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre, et d’autre part,  cela devrait aussi se traduire par le développement des filières du photovoltaïque et d’autres énergies renouvelables, permettant de créer de nouveaux emplois dans ce domaine.

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pminondo Bâtiments durables, Développement durable, Grenelle de l'Environnement ,

  1. Valériane C.
    18/11/2010 à 00:23 | #1

    Bonjour,

    Faut-il réellement privilégier le photovoltaïque sur les logements individuels ? Entre la filière déchet actuelle (développée par l’avenir) et la faible énergie emmagasinée actuellement («  »).
    Nous sommes sur de très petites surfaces et nous développons des déchets à fort impact (ACV).

    J’en reste néanmoins convaincu sur les logements collectifs,…mais la filière photovoltaïque va t-elle vraiment se développer comme il se doit dans les années à venir,…je crois qu’elle subit tout comme celle de l’éolien (hors off-shore) des baisses de régimes imposés.

    Bien cordialement.

  2. 22/11/2010 à 11:03 | #2

    Je trouve toujours aussi surprenant la manière de présenter les « bâtiments à énergie positive » : s’ils sont de véritables producteurs d’énergie, pourquoi a-t-on besoin de s’abonner à EDF et/ou à un autre distributeur d’énergie.
    La réponse est simple : la production ne correspond pas forcément aux besoins de consommation. C’est l’évaluation du solde qui est positif.

    Un autre point surprenant est la médiatisation du photovoltaïque. Ce n’est pas le moyen le plus efficace de produire de l’énergie à partir du soleil. Pour les logements, le plus efficient reste l’eau chaude sanitaire (en individuel et en collectif). D’ailleurs, les chinois l’on bien compris : chez eux, où l’énergie est un « bien de luxe », une très grande majorité des bâtiments sont équipés de chauffes-eau solaires.

  3. 06/02/2012 à 10:18 | #3

    Bonjour, Monrdhil.
    je ne comprends pas très bien votre commentaire. le fait d’avoir un seuil positif est tout ce qui importe! Le bâtiment reste à énergie positive sur une année! il a produit plus qu’il n’a consommé!
    Et pour ce qui est des chinois, le photovoltaïque n’est il pas employé justement par ces chauffes eau solaires?
    Bonne journée!
    jean michel

    http://www.travaux.info

  4. 03/05/2012 à 15:23 | #4

    Je trouve au contraire très bien de vouloir développer ce type d’habitat dit à énergie positive. C’et une avancée considérable dans la recherche et le développement des énergies renouvelables.
    http://lepropane.com/citernes/comparateur

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