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Capitalisme durable : entreprises où il fait bon travailler

Si de nombreuses entreprises délocalisent et licencient à tours de bras, certaines sociétés prennent le contre-pied et garantissent aux salariés un emploi stable et valorisant pour un nouveau mode de travail qui s’inscrit dans la voie du capitalisme durable. L’Institut Great Place To Work se charge chaque année de lister les entreprises où il fait bon travailler, tant au niveau national qu’international. Ainsi, le classement « Best Workplaces Europe » détaille  les entreprises où il fait bon travailler en Europe. Siemens occupe la 19ème place du classement 2010, mais sa nouvelle initiative, à savoir le choix d’une quasi-garantie de l’emploi à vie de ses salariés devrait lui permettre de gravir les places du classement au cours des prochaines années.
  • Qu’est-ce que le capitalisme durable ?
Il s’agit d’un nouveau modèle économique en accord avec les nouveaux enjeux contemporains, à savoir la prise de conscience du changement climatique, la prise en compte du bien-être des salariés, et de la préservation de la vie végétale et animale. A l’enrichissement à tout prix, le capitalisme durable répond par la combinaison de la croissance économique et respect de l’homme et de l’environnement.
  • Entreprises françaises et européennes où il fait bon travailler : classement de l’Institut Great Place To Work
Comment est réalisé le classement ?
Le classement annuel mené par l’Institut Great Place to Work mesure  la satisfaction des salariés au moyen du questionnaire  Great Place to Work® Trust Index ©. Le niveau de confiance, de fierté et de solidarité de chacun  des salariés est ainsi révélé. Le questionnaire comporte 50 affirmations qui s’intéressent à la crédibilité, au respect, l’équité, la fierté et la convivialité. Toutes les affirmations se réfèrent à l’un des cinq aspects cités ci-dessus. Enfin, le questionnaire comprend une question ouverte où le salarié peut exprimer avec leurs propres mots pourquoi il fait bon travailler dans leur entreprise.
Les questionnaires sont distribués sur papier ou mis en ligne puis envoyés par les salariés à la branche locale de l’Institut qui se charge ensuite d’analyser les résultats et de les comparer. La réalisation de l’enquête est à l’initiative de l’entreprise qui doit au préalable s’inscrire sur le site de l’Institut pour sonder ses salariés.  L’enquête distingue les PME des grandes entreprises, un premier classement liste donc les sociétés comportant de 50 à 500 salariés et le second les entreprises de plus de 500 salariés.
Quel est le classement 2010 ?
A la cession 2010, 1300 entreprises européennes ont participé à l’enquête représentant 1,6 millions de salariés. Première donnée remarquable au classement des grandes entreprises, Microsoft occupe la première place non seulement au classement européen mais également aux classements nationaux de l’Autriche, de la Belgique, de l’Allemagne, de la Norvège, de la France, de l’Irlande, de l’Italie, des Pays Bas, de la Norvège, du Portugal, de l’Espagne, de la Suède, de la Suisse et du Royaume-Uni ! Par ailleurs, il ressort du classement que les cinquante premières places sont bien souvent occupées par des entreprises nordiques ou scandinaves. Parmi les 50 premières entreprises où il fait bon vivre :
• 16 sont allemandes
• 9 sont danoises
• 8 sont belges
• 6 sont britanniques
• 3 sont françaises, soit autant que la Grèce
  • Siemens fait le choix de la quasi-garantie de l’emploi à vie
Siemens qui occupe la 19ème position du classement européen 2010, garantit, depuis le 22 septembre dernier, le « presque emploi à vie » à 128 000 salariés outre-Rhin. Il ne s’agit pas réellement de la garantie de l’emploi à vie mais bien d’un pacte qui offre un emploi reconductible sans aucune limitation temporelle et la collaboration plus étroite des salariés à la gestion du personnel, sans baisse de salaire ou augmentation du temps de travail en contrepartie. Néanmoins, l’accord pourra être rompu en 2013 selon la situation sociale et économique du groupe. La mesure garantit en plus qu’il n’y aura pas de fermeture de sites ni de licenciement sans l’accord du Comité central d’entreprise.Les experts voient en cette démarche un moyen de compenser le manque crucial de personnes très qualifiées dans l’entreprise.
  • L’avis Sequovia
Il est appréciable de voir que les entreprises ont pris ou prennent le virage du capitalisme durable. L’attente des salariés et les nombreux scandales de stress, de dépressions voire de suicides au travail ont sûrement été un facteur décisif dans ce revirement. Désormais, l’aspect pécuniaire s’accompagne désormais de plus en plus de critères humains et sociaux,  quoiqu’encore balbutiants ils s’avèrent prometteurs. D’autant plus que la motivation, l’absence de stress au travail sont directement liés à la performance et la productivité des entreprises. Elles ont donc tout à gagner à préserver le moral et la santé de leurs salariés.

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