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Villes vertes et villes durables européennes

Apparu au début des années 1990, le projet de ville durable consiste à explorer d’autres voies de développement urbain. Le but est de préserver le patrimoine et l’identité de la ville, d’assurer une certaine qualité de vie à tous ses habitants et de défendre un projet collectif, en recourant à des formes originales de densité urbaine adaptées aux singularités locales. Aujourd’hui, l’Europe peut s’enorgueillir de ses villes vertes et villes durables qui méritent d’être récompensées à l’instar de Stockholm, couronnée Capitale Verte Européenne 2010
  • Stockholm : Capitale verte européenne 2010
La Commission européenne a décerné le premier titre de Capitale verte de l’Europe pour 2010 à la ville de Stockholm pour ses efforts de longue durée en matière d’environnement. La principale originalité de Stockholm réside sans doute dans l’interaction entre la magnifique nature qui l’habite et le dynamisme et la créativité qui sont propres à la capitale de la Suède. Il existe en outre une véritable volonté politique et civique de protéger ce bien naturel en adaptant urbanisme et vie urbaine aux contraintes environnementales.
  • Le prix d’un environnement urbain de qualité
Le prix créé en 2009 et décerné par la Commission européenne récompense la volonté et la capacité d’une ville à résoudre des problèmes environnementaux en vue d’améliorer la qualité de vie de ses citoyens et de réduire leur empreinte sur l’environnement dans son ensemble.
Quelques exemples de mesures écologiques réalisées par Stockholm :
- Espaces verts : 40 % de la ville de Stockholm est constituée de parcs et d’espaces verts. Il existe une centaine de parcs dans le centre, dont 60 sur l’île de Södermalm. Plus de 90% de la population vit à moins de 300 mètres d’un espace vert.
- Stockholm abrite une zone intacte d’espaces verts royaux, désigné comme le premier parc national urbain au monde sous le nom d’Ecoparc (Ecoparken) et qui s’étend sur 27 km2.
- La ville a réduit ses émissions de CO2 de 25 % depuis 1990 et Stockholm s’est fixé un objectif ambitieux: ne plus utiliser aucun combustible fossile d’ici 2050.
- 77 % des Stockholmois prennent les transports publics, dont les bus roulent au biogaz. La collecte des déchets alimentaires pour la production de biogaz devrait passer de 4 500 à 18000 tonnes entre 2008 et 2012.
- Un péage urbain a été instauré en 2006 et a permis entre autres d’améliorer la qualité de l’air de 2 à 10 %.
- Le nombre de cyclistes a augmenté de 75 % au cours des dix dernières années. La ville offre 760 km de pistes cyclables et continue de créer de nouvelles voies.
- Recyclage des déchets : 25 % des déchets produits par les habitants de Stockholm sont recyclés, 73,5 % sont récupérés pour la production de chauffage urbain.
- Développement urbain : La ville construit deux nouveaux quartiers résidentiels écologiques sur la base de l’expérience acquise du modèle Hammarby.
  • Tourisme et vie quotidienne à Stockholm : un art de vivre unique
L’amour et le respect de la nature sont des éléments clés de la mentalité suédoise et une partie essentielle de la société moderne. Ils éprouvent un grand besoin d’être proches de la nature et de faire des activités en plein air au quotidien.  Stockholm a tous les atouts d’une capitale moderne (culture, design, mode, dynamisme, restauration, hôtellerie, technologie…) et offre dans le même temps un large éventail d’activités vertes pour les habitants de Stockholm et ses visiteurs.
Que demander de plus que de se baigner sur de belles plages aménagées dans le centre de la ville après avoir péché le saumon devant le Palais Royal ?
  • Copenhague : ville où il fait bon vivre
Actuellement, la ville écologique de Copenhague arrive en tête des villes européennes où il fait bon vivre, grâce à ses nombreux espaces verts. Par ailleurs, la ville est un modèle dans le domaine du recyclage des déchets domestiques et industriels ainsi que le traitement des eaux usées. Mais ce sont surtout les 300 km de pistes cyclables dans la ville même qui ont permis à la ville d’obtenir cette gratification. A Copenhague, près de 40% des citadins circulent à vélo quotidiennement, la ville vise même d’arriver à 50% en  2015. Le vélo n’est pas seulement un moyen de transport, c’est une philosophie, le symbole d’un urbanisme moderne et durable. La circulation automobile est réduite et la ville a instauré un périmètre réservé aux véhicules équipés de filtres à particules. A Copenhague, les réseaux de transport public fonctionnent à l’hydrogène et les véhicules électriques sont en plein essor.
Par ailleurs, la ville est bien avancée en termes d’éco-habitat puisque la capitale danoise prévoit des constructions bioclimatiques consommant très peu d’énergie avec des matériaux sains et durables. Les émissions de CO2 des logements, des commerces et de l’industrie se sont stabilisées et les autorités copenhagoises cherchent désormais à les réduire. La ville de Copenhague exploite judicieusement les énergies éoliennes onshore et offshore (sur terre et en mer), produisant 25 % du besoin en électricité.
  • L’avis Sequovia
Les villes nordiques montrent encore une fois un bon exemple en termes de développement durable. Il ne s’agit pas seulement d’une prise de décision politique, mais plus d’un état d’esprit. Si jamais vous avez la chance un jour de déambuler dans les rues stockholmoises, vous ne verrez jamais de détritus abandonnés au coin de la rue. Les habitants ont parfaitement intégré les préceptes du savoir bien vivre et ont à cœur de préserver leur cité et leur nature. Alors ne vous aventurez pas à ne pas trier vos déchets ou à vous en débarrasser sans gêne dans les rues stockholmoises. Espérons que la mondialisation nous permette un jour d’adopter et d’assimiler ce type de comportements.

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pminondo Collectivité, Développement durable, Environnement , , , ,

  1. 10/09/2010 à 12:26 | #1

    La question du mode de chauffage des bâtiments, très important poste de consommation énergétique, est peu traitée dans cet article. Pourtant les 2 villes citées, Stockholm et Copenhague, présentent toutes 2 une particularité notable sur ce point : les réseaux de chaleur y sont très fortement développés. Ceci permet de faire appel massivement à des énergies perdues (récupération de chaleur d’UIOM ou de centrales électriques) ou renouvelables.

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