Accueil > Développement durable > La Coupe du monde de football rime avec développement durable ?

La Coupe du monde de football rime avec développement durable ?

La Coupe du Monde de football vient de commencer ! Les organisateurs pronostiquent un impact carbone 9 fois plus important comparé aux compétitions précédentes. Pour image, des émissions de carbone correspondant à plus d’un milliard de cheeseburgers ! Le FEM, le PNUE et le Ministère sud-africain des affaires environnementales ont mis en place Fifa 2010 green goal, un partenariat nommé visant à rendre plus écologique la compétition et à réduire son impact sur l’environnement.  Zoom sur cet événement …

L’empreinte carbone de la Coupe du monde 2010:  1,9 millions de tonnes éq CO2

Une étude commandée par le gouvernement sud-africain et l’ambassade norvégienne en Afrique du Sud montre que cette Coupe du Monde de football engendrera des dégâts pour l’environnement neuf  fois plus importants qu’en 2006 en Allemagne. Elle prévoit que les transports, la construction des stades et la consommation d’énergie liée aux matchs eux-mêmes et au logement des supporters émettront au total 900 000 tonnes de CO². 1,9 millions de tonnes de CO² supplémentaires seront émis par les avions empruntés par les fans pour rejoindre l’Afrique de Sud et rentrer chez eux. De plus,  si l’on prend en compte l’énergie nécessaire pour alimenter les téléviseurs des 93 millions de personnes qui suivent chacun des 64 matchs de la coupe, ce bilan carbone explose tous les records !

Fifa 2010 green goal

L’initiative émane du Programme des Nations Unies pour l’environnement associé au Fonds pour l’environnement mondial, et au Département des affaires environnementales du gouvernement d’Afrique du Sud. Elle comprend trois projets principaux d’écologisation : l’implantation de systèmes d’énergies renouvelables dans six villes accueillant la Coupe du monde et une campagne de sensibilisation sur le tourisme vert, toutes deux financées par le FEM, enfin un programme du PNUE pour compenser les émissions de carbone de onze des équipes de la Coupe du Monde.
Pour Buyelwa Sonjica, le  ministre sud-africain de l’Eau et de l’Environnement, « l’Afrique du Sud en tant qu’hôte de la Coupe du Monde doit construire un héritage durable pour le peuple sud-africain. Le secteur de l’environnement souhaite qu’une partie de cet héritage soit un héritage « vert ». À cet égard, nous avons lancé plusieurs programmes qui devraient bénéficier des sud-africains de tous les horizons, maintenant et bien après le départ de nos visiteurs ».
Ainsi, grâce à un financement d’un million de dollar, le FEM va soutenir un projet important d’écologisation de lampadaires publics, de feux de circulation, et de panneaux publicitaires autour des stades de six villes accueillant la Coupe du monde. S’agissant du tourisme vert, le concept des « passeports verts » vise à encourager les visiteurs à faire des choix responsables lorsqu’ils visitent l’Afrique du Sud à l’occasion de la Coupe du Monde 2010. Le «passeport», un livret de 32 pages rempli de conseils et d’informations sur l’écologisation et le tourisme responsable dans chaque ville hôte, sera distribué aux 100.000 spectateurs de la Coupe du monde.
« Notre travail avec l’Afrique du Sud et le PNUE est d’augmenter le niveau d’énergie renouvelable produite dans les six villes qui accueillent les matchs, il aura un impact durable sur l’environnement local et mondial longtemps après le dernier coup de sifflet » ajoute Monique Barbut, directrice générale et  présidente du FEM.

Les émissions de CO2 compensées

Le premier jour des négociations de la conférence de Copenhague sur le climat, le 7 décembre 2009, les représentants des fédérations de football de dix-sept pays  avaient affiché leur détermination à compenser les émissions des vols de leurs équipes et des accompagnateurs pour la compétition.
Puma, l’équipementier de nombreuses équipes qui participent à la Coupe du Monde, a décidé de montrer l’exemple à partir de 2010. La marque allemande veut devenir  » la première société neutre en carbone «  et va  prendre en charge la compensation de toutes les émissions de CO2 générées par les déplacements internationaux des équipes de football qu’elle sponsorise. Cela concerne donc l’Algérie, le Cameroun, le Ghana, la Côte d’Ivoire, l’Italie, la Suisse et l’Uruguay, pour un total de 336 joueurs et personnel d’encadrement. La firme va même plus loin et assure qu’elle va également compenser ses émissions directes et indirectes de CO2 en participant au financement de projets sur le continent africain. Un projet durable, qui doit s’étendre jusqu’à 2015, avec pour objectif la réduction de ses émissions de CO2, de ses déchets et de sa consommation d’eau et d’énergie, à hauteur de 25%. L’équipementier passe donc en mode écolo, en espérant que d’autres grandes firmes développent de pareils concepts…

Les équipes se la jouent écolo !

Nike a annoncé que les neuf équipes qui utilisent ses équipements porteront des maillots fabriqués à partir de bouteilles en plastique recyclées. La méthode de fabrication avec le polyester recyclé pour la nouvelle gamme Nike de maillot d’équipe nationale  a permis d’éviter la mise en décharge de près de 13 millions de bouteilles en plastique. Soit une économie équivalente à près de 254 000 kg de déchets de polyester. Un enjeu de communication pour les marques à l’occasion de la coupe du monde, certes, mais qui donne le ton sur la marche à suivre des autres équipementiers.
Le stade Moses Mabhida de Durban réalise de nombreuses prouesses   » vertes  » pour cette compétition sportive à l’échelle mondiale. Cette enceinte ouverte et surmontée par une arche en demi-cercle blanche réussit la performance d’une réduction de 30 % de son empreinte écologique. De plus,  et fait rare dans les enceintes sportives à souligner: un ingénieux système de recyclage de l’eau du terrain a été mis en place avec l’installation de la récupération de l’eau de pluie. Résultat : la consommation de l’eau du stade est diminuée à hauteur de …74 %.

L’avis Sequovia

Quel regard écologique offre cette nouvelle édition de la coupe du monde ? Trente deux équipes, dont une vingtaine issues de pays occidentaux, vont pouvoir fouler les pelouses de leurs crampons de nouveaux stades flambant neufs. Les différentes initiatives ne peuvent être que souligner mais l’aspect social est sans nul doute oublié lors de ces compétitions mondiales !
Concernant les maillots, cette année, de l’équipe de France, ils ne seront pas écologiques mais des l’année prochaine grâce au changement de sponsors les bleus pourront désormais gagner sur tous les champs !!!

Ces initiatives vertes seront mises en place également  dans  un autre grand pays émergent, le Brésil. Celui-ci  se prépare à organiser une Coupe du Monde « verte » en 2014.

Articles proches :

Claire Nobilet Développement durable , , , , , , , , , , ,

  1. Il n'y a pas encore de commentaire à l'article La Coupe du monde de football rime avec développement durable ?
  1. Pas encore de rétrolien à l'article : La Coupe du monde de football rime avec développement durable ?

Déposer un commentaire à l'article : La Coupe du monde de football rime avec développement durable ?