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Paris : en route pour le développement durable !

Après la location de vélos, la location de voitures en libre-service progresse dans les villes. Initié en 2007, le projet Autolib’ à Paris est sans doute le plus important en France. Il s’agit d’un projet que la Mairie de Paris veut « écologique, social et économique ». Zoom sur la mobilité durable !

1000 stations et 3000 voitures électriques

source lemonde

La phase de test du système et des voitures démarrera dans un an précisément, pour s’étaler jusqu’à septembre 2011 et toutes les stations (1000 stations, dont 300 hors de Paris) devront être opérationnelles au plus tard en mars 2012.  Parmi les collectivités ayant adhéré au syndicat mixte d’Autolib’ figurent donc la Ville de Paris, mais aussi une trentaine de communes comme Boulogne-Billancourt, Neuilly-sur-Seine, Sèvres ou encore Villeneuve-la-Garenne. La Région Ile-de-France devrait également rejoindre le syndicat. Les Franciliens ne disposant pas de véhicule pourront ainsi en emprunter un dans une commune de banlieue et le déposer, quelques heures plus tard, dans une station au cœur de Paris.

La flotte  automobile devrait proposer plusieurs marques de voitures et des modèles deux ou quatre places. Selon une étude réalisée entre mars et juin 2008 au travers de 1 000 questionnaires à Paris puis 1 000 dans les communes alentour, Autolib’ serait utilisé à une écrasante majorité (87 %) pour faire des courses, sortir le soir (78 %), et seulement à 18 % pour se rendre à son travail.

L’appel d’offre lancé à la fin de l’année dernière n’aura pas été vain. Quatre candidats semblent avoir proposé des schémas de coût et de fonctionnement plutôt crédibles. Hélas, d’après l’adjointe au maire, « nous n’avons pas eu le temps depuis lundi de regarder les offres en détail, mais nous le ferons d’ici le 1e juillet » tandis que le lauréat finalement retenu ne sera connu qu’en décembre.
Un projet Développement durable

Développement durable implique les trois triptyques : l’écologie, le social et l’économique. Ce projet répond à toutes ces attentes

Sur le plan environnemental, la Mairie chiffre sur une diminution du parc privé de 22 500 véhicules. Selon les études réalisées, pour chaque véhicule Autolib’ mis en service, sept voitures de particuliers seraient revendues dans la foulée, soit une réduction des émissions de CO2 de 22 000 tonnes par an. En outre, 3% de la population devrait  renoncer à l’acquisition d’un véhicule dans les prochaines années grâce à ce nouveau service. Enfin, le cahier des charges stipule que 50% de l’électricité alimentant les véhicules doit provenir d’énergies renouvelables.

L’argument financier est largement mis en avant par la Mairie de Paris : un usage standard d’Autolib’ reviendrait  à  40 euros par mois (15 euros d’abonnement obligatoire, puis environ 5 euros pour une demi-heure).  Une voiture individuelle, elle  coûte environ 400 euros par mois. « Avec Autolib’, on ne paye que ce que l’on consomme. Ce tarif a été choisi pour faciliter l’accès des personnes plus modestes à la mobilité, celles qui n’ont pas les moyens de posséder une voiture, mais également  celles qui sont prêtes à renoncer à leur véhicule », commente Annick Lepetit adjointe au maire de Paris chargée des déplacements et présidente du syndicat mixte Autolib’.

La mairie de Paris estime que le système atteindra son point d’équilibre si « entre 160 000 et 200 000 abonnés » se servent régulièrement des autos. D’après des chiffres fournis par l’Hôtel-de-Ville, 2 400 000 personnes seraient prêtes à utiliser Autolib’. Toujours selon la même source, l’installation d’une station Autolib’ tournerait autour des 50 000€.

Il sera possible de réserver son autolib’ par téléphone ou internet ou de le prendre directement à une borne. Des formules étudiants, familles ou entreprises sont envisagées.
L’autolib’ déjà testé en Allemagne

Un système de voitures en libre-service, proche de celui que souhaiterait Paris, existe en Allemagne. Depuis mars 2009, Daimler gère une flotte de 200 Smart diesel en libre-service à Ulm, dans le sud de l’Allemagne. Avec 19 000 clients dont 50 % d’utilisateurs réguliers dans cette ville de 120 000 habitants, c’est un succès, estime le constructeur allemand qui pourrait se lancer également dans l’aventure Autolib’. A l’automne, la flotte d’Ulm, baptisée « Car2Go » passera à 300 véhicules micro-hybrides. Pas question en revanche d’utiliser des voitures électriques, comme pour Autolib’. Daimer explique que cette offre est encore trop prématurée car il suppose des investissements trop lourds.
A Austin, au Texas, Car2Go a été lancé il y a deux semaines. Et compte déjà 6 000 adeptes.
L’avis Sequovia

La  voiture autopartagée remplace 6 voitures individuelles et représente 20 conducteurs ! L’impact économique est évident et  l’avantage est de s’inscrire  dans une mobilité écologique, où chaque conducteur a la possibilité de se déplacer à un coût socialement envisageable. En un mot une mobilité durable !

Posséder une voiture en ville est devenu source de désagréments : difficultés pour se garer, PV, sans compter le prix du carburant et de l’entretien. La voiture en libre service est donc une solution! Le système est souple et économique : l’auto partage est une solution rationnelle, économique et écologique pour les déplacements de courte durée. Autolib’ entre ainsi dans une politique de déplacements urbains raisonnée.

A surveiller cependant,  les dégradations des véhicules car les vélos ont eu beaucoup de mal faire face aux des mauvais usagers…

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Claire Nobilet Développement durable , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

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