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Les engagements du Grenelle pour la recherche

Un an après la remise du rapport du comité opérationnel « Recherche » issu du Grenelle de l’environnement, Valérie Pécresse et Chantal Jouanno ont annoncé que les engagements pris seraient tenus et même doublés en consacrant 1,5 milliards d’euros pour la recherche du Grenelle d’ici 2012. De plus l’équilibre des dépenses entre recherche nucléaire et recherche sur les nouvelles technologies de l’énergie est atteint.

Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche et Chantal Jouanno, Secrétaire d’État chargée de l’Écologie, ont fait un point d’étape sur sa mise en œuvre autour notamment de ses quatre principaux domaines d’intervention :
•    la lutte contre le changement climatique, dont les mesures concernent également les transports, l’énergie et les bâtiments ;
•    le lien entre la santé et l’environnement, pour lesquels il est nécessaire de mieux connaître l’impact de l’activité humaine ;
•    la biodiversité, l’analyse de l’environnement et l’agriculture ;
•    les actions transversales.

Investissement d1,5 milliards deuros dici 2012 dans le volet Recherche du Grenelle de lenvironnement

Investissement d'1,5 milliards d'euros d'ici 2012 dans le volet Recherche du Grenelle de l'environnement

Des engagements de financement dépassés
Le rapport préconisait initialement un investissement à hauteur d’un milliard d’euros afin de financer l’ensemble de ses recommandations, conformément à l’annonce du Président de la République à l’issue du Grenelle de l’environnement le 25 octobre 2007.  Cet engagement a été largement dépassé, puisque que c’est plus d’un milliard et demi d’euros qui seront investis dans le volet Recherche du Grenelle de l’environnement, d’ici 2012.

Investissement d’1,5 milliards d’euros d’ici 2012 dans le volet Recherche du Grenelle de l’environnement


Un équilibre atteint entre nouvelles technologies et énergie-nucléaire
Par ailleurs, ainsi que l’a rappelé le Président de la République à Artemare le 10 septembre dernier, pour chaque euro dépensé dans la recherche nucléaire, un euro doit également être dépensé dans la recherche sur les nouvelles technologies de l’énergie, afin de favoriser et d’accompagner l’essor d’un tissu industriel français dans ce domaine.
Les ministres ont indiqué que cet engagement a également été tenu, non seulement en volume global, mais aussi par thématique :

Enfin, Valérie Pécresse et Chantal Jouanno, ont indiqué que 13 des 29 projets en matière de recherche présentés à la Commission pour le grand emprunt, présidée par Alain Juppé et Michel Rocard, sont en lien avec les domaines d’intervention du comité opérationnel. En effet, ces projets s’inscrivent principalement dans deux des trois axes de recherche prioritaires identifiés par la stratégie nationale de recherche et d’innovation, à savoir :
•    Santé, bien-être et biotechnologies : démonstrateurs technologiques pour la chimie verte, analyse de la biodiversité naturelle des plantes, etc.

•    Urgence environnementale et écotechnologies : modélisation des écosystèmes, pôle de recherche sur le climat et l’environnement, plateformes de recherche spécialisées dans les transports et les nouvelles énergies, filière industrielle de batteries, etc.

L’avis Sequovia

Cette annonce montre que le Grenelle de l’environnement ne s’est pas arrêté au stade des discussions mais est bien suivi par la mise en application d’un plan d’action. L’attribution d’un budget au développement des énergies renouvelables comparable à celui attribué à l’énergie nucléaire démontre la volonté de la France de poursuivre ses investissements dans les EnR. Ce qui pourrait être reproché est le fait que le budget EnR va s’appliquer à plusieurs filières alors que le nucléaire va bénéficier d’un budget bien plus conséquent pour sa seule filière. La pririté mise sur le développement de l’énergie nucléaire en France provoque des avis divergents au sein de notre rédaction.
Et vous, qu’en pensez-vous ? La France doit-elle continuer dans cette direction ou vraiment privilégier les énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse…) ?

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Jean Viennot Développement durable, Grenelle de l'Environnement , , , ,

  1. dumas
    22/10/2009 à 19:31 | #1

    Comme toujours, nos politiques prennent les citoyens pour des nigauds et se contentent d’effets d’annonces en se gardant bien de mettre la question énergétique en débat.

    « La maison brûle et nous regardons ailleurs » disait un ami de trente ans de notre super-président, et il ajoutait même qu’il fallait « une révolution écologique ».
    Cette « révolution écologique » devrait logiquement s’appuyer sur une « révolution énergétique » si les mots ont encore un sens dans notre belle médiacratie.

    La question énergétique est d’abord celle du modèle qu’il est souhaitable de promouvoir.
    Tous les colloques, conférences internationales et rapports consacrés à cette problématique disent que le système énergétique du 21ième siècle sera celui de l’efficacité, des économies et des énergies renouvelables, et que pour faire émerger ce nouveau paradigme, il faudra résolument s’engager dans la décentralisation, l’autonomie et la réappropriation démocratique de la question énergétique.

    Autrement dit la question énergétique est d’abord politique. Ce n’est pas en se réfugiant derrières de futures et hypothétiques avancées technologiques que l’on fera avancer le schmilblick. On ne fait que retarder le moment où il faut prendre ses responsabilités politiques en laissant croire aux gens que la technologie nous permettra seule, de résoudre les contradictions de notre modèle de production et de consommation.

    On sait faire des maisons passives, voire à énergie positive, l’éolien est une technologie désormais mature et rentable…
    Les questions sont maintenant de savoir comment on relocalise la production pour économiser le transport polluant, comment on transforme un parc immobilier pour le mettre aux normes HCE, comment on s’engage dans une agriculture respectueuse de l’environnement et moins énergivore, comment on permet et on encourage les collectivités à faire valoir leurs prérogatives en matière d’énergie pour élaborer des projets d’efficacité et de production en rapport avec leurs ressources naturelles et les choix souverains des citoyens ?

    Le saupoudrage des financements publics et l’arbitrage entre lobbies ne font pas une politique énergétique.
    Si les énergies renouvelables ne permettent que de rajouter de la production à la production, elles ne serviront qu’à masquer notre impuissance à nous engager enfin sérieusement dans le fameux « développement durable » dont on nous rebat perpétuellement les oreilles.

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