Accueil > Développement durable, Taxe Carbone, Transports durables > La taxe carbone pourrait doper le vélo

La taxe carbone pourrait doper le vélo

Pourquoi ne pas redistribuer la taxe carbone pour favoriser le vélo ? Le Club des villes et territoires cyclables s’immisce dans le débat national au bon moment, puisque les modalités de redistribution de cette taxe sont en ce moment en débat.

Le Club des villes et territoires cyclables revendique en ce moment deux mesures : la mise en place d’un « chèque vélo », compris dans le pack des « chèques verts » prévus pour la redistribution de la taxe carbone, et « un vrai plan national vélo » pour promouvoir ce moyen de transport alternatif.

 

Le vélo, un moyen de transport en plein boom

Velib’ à Paris, Velo’v à Lyon, Velomagg à Montpellier, Velô à Toulouse, Bicloo à Nantes, les initiatives pour distribuer en location des vélos dans les villes sont nombreuses en France, et c’est tant mieux ! Car le vélo est dans l’air du temps et les avantages sont nombreux :
- Ne rejette ni bruit, ni fumée, ni gaz à effet de serre
- C’est économique
- Entre 18 et 50 ans, rouler à vélo moins dangereux que l’automobile (source UE)
- Permet de rester en forme
- Fait gagner du temps : bien qu’on puisse avoir une crevaison ou un problème technique, on n’est pas dépendant des aléas des bouchons, des pannes d’essence, des problèmes plus importants de réparation de voiture ou des difficultés pour se garer.
- Contrairement à ce qu’on croit, on s’intoxique moins en vélo qu’en automobile

 

Des revendications dans l’ère du temps

Actuellement, le débat est assez vif sur la taxe carbone, et la proposition de redistribution de celle-ci sous forme de « chèque vélo » pour chaque premier achat de bicyclette pourrait notamment redorer le blason de la compensation climat-énergie (appellation qui d’ailleurs est beaucoup plus neutre et évocatrice de sa vraie fonction).

Concrètement, le club des villes et territoires durables voudrait que soit financé l’achat de bicyclette à hauteur de 40 % du prix et plafonné à 200 euros (400 euros pour un vélo électrique). A titre de comparaison, le prix moyen des 3,7 millions de vélos qui se sont vendus l’année dernière était de 260 euros. Cette mesure devrait coûter 150 millions d’euros sur les 4 à 8 milliards que représente la taxe carbone. « Le gouvernement a bien mis en place une prime à la casse pour favoriser l’achat d’automobiles moins polluantes », rappelle Jean-Marie Darmian, président du club et maire de Créon (Gironde), pour justifier ce dispositif.

La seconde mesure proposée serait en faveur des salariés se rendant à leur travail à vélo : « L’employeur pourrait verser 0,20 euros par kilomètre à ses salariés cyclistes, à la place de la prime transport. »

Les élus ne comptent pas s’arrêter là. Ils demandent à Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports, « un vrai plan national vélo ». « Il ne faut plus voir le vélo comme un simple loisir, mais comme un mode de transport alternatif à la voiture, lance Jean-Marie Darmian. Nous avons besoin de mesures incitatives pour changer les mentalités. » « Nous ne pouvons plus nous contenter de 2 ou 3 % des déplacements à vélo, quand 50 % des trajets de moins de 3 km se font en voiture. Notre marge de progression est énorme », ajoute Alain Jund, maire adjoint chargé des déplacements à Strasbourg. Cette ville ambitieuse veut passer de 10 % de trajets effectués à vélo à 20 % et se rapprocher de Karlsruhe, Fribourg (Allemagne) et Copenhague (Danemark), qui oscillent « entre 27 et 35 % ».

 

L’avis Sequovia

En supplément de ces revendications légitimes, la semaine de la mobilité internationale et de la sécurité routière aura lieu du 16 au 22 septembre partout en France. Elle aura sûrement un rôle à jouer dans le débat sur la taxe carbone.

Dans le cadre de cette semaine, de nombreuses manifestations auront lieu pour promouvoir les modes de déplacement alternatifs, et le vélo tient une place prépondérante pour remplacer l’automobile, responsable de plus de la moitié des rejets de CO2 dus au transport, et ainsi éviter d’utiliser la voiture pour des déplacements de moins de 3 km, ce qui représente quand même plus de 50% des trajets en automobile !

Articles proches :

Julien Morel Développement durable, Taxe Carbone, Transports durables , , , , ,

  1. 09/10/2009 à 08:43 | #1

    En soit les vélo est amené à se développer de façon naturelle pour les déplacements urbains mais les vols sont un frein au maintien de son usage,ainsi il est officiel que 20% des cyclistes qui se font dérober leur bicyclette abandonnent ce mode de transport.A STRASBOURG,chaque année ce sont des dizaines de milliers de bicyclettes qui sont dérobées ou vandalisées sans que de réelles mesures ne soient prises.Des parkings gardés et sécurisés doivent être mis à la disposition des cyclistes.Trop de cadavres jonchent les rues de STRASBOURG,et dans cette ville plus de vélos signifierait des trottoirs encombrés par des vélos que l’on a déjà beaucoup de mal à stationner.Si pour qu’un automobiliste n’utilise pas sa voiture il faut l’obliger à stationner à l’écart des centre ville,par contre l’incitation à l’usage du vélo est le fait de stationner à proximité de l’endroit ou l’on souhaite se rendre.

  1. Pas encore de rétrolien à l'article : La taxe carbone pourrait doper le vélo

Déposer un commentaire à l'article : La taxe carbone pourrait doper le vélo