Le podium de la course à l’écologie

La nouvelle mise à jour du guide Greenpeace dresse un classement des 18 fabricants électroniques, du moins au plus performant en termes de consommation d’énergies. Les 3 critères du classement rappelés, viendront les têtes de liste qui sans être les enfants modèles de la protection de l’environnement, tirent toutefois les industries de l’électronique vers un avenir meilleur.

Les critères sur lesquels s’est appuyé Greenpeace sont les suivants :
- Les produits chimiques utilisés (nettoyer leurs produits des substances dangereuses) 18 points
- Le gaspillage électronique (reprendre et recycler leurs produits une fois devenus obsolètes) 15 points
- Énergie (réduire l’impact environnemental de leurs produits et de leurs diverses utilités) 15 points

*En 3ème position: Sony Ericsson, 6,5/10
L’entreprise se maintient à la 3ème place et augmente même sa note de 0,8 point avec ses améliorations sur les problèmes de performances énergétiques. Le groupe marque beaucoup de points sur le traitement des produits chimiques et toxiques et sur le critère d’énergie mais perd tout espoir de bien figurer sur le critère de gaspillage d’énergie à cause de son engagement plutôt faible envers ses consommateurs dans le recyclage des produits. Il faudrait que l’entreprise maintienne ses efforts sur la reprise de ses vieux modèles, qu’elle informe ses clients de ses points de reprise, augmente le recyclage de ses produits et généralise l’utilisation de plastique recyclé.
Toutefois, Sony Ericsson a été la première entreprise à marquer presque tous les points sur le critère des produits chimiques. Tous ses produits sont sans PVC, BFR, antimoine, beryllium et phthalates,
De plus, l’entreprise a pris l’engagement de diminuer ses émissions de G.E.S. de 20 % pour ses activités internes en 2015 (année de base: 2008) et d’utiliser des énergies renouvelables dans une proportion de 40 % de ses besoins. Tous ses produits remplissent les standards Energy Star. Pour finir, S.E. publie un rapport sur les émissions de CO2 de sa production et des transports mais celui-ci n’est pas vérifié par un tiers.

**En 2ème position : Samsung, 7,1/10
Samsung se maintient en seconde position et augmente sa note de 0,2 point grâce à son engagement sur la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre malgré la croissance du groupe. Le groupe, leader de la vente de téléphone portable à créé depuis 2007 des modèles sans PVC, certains sans BFR. Samsung s’est de plus engagé à éliminer les phtalates et le beryllium, deux composants nocifs pour l’environnement pour l’ensemble de ses modèles toutes gammes confondues (TV, téléphones, PC).
L’entreprise est très bien notée sur le critère du gaspillage d’énergie, son taux de recyclage est de 137% pour les télévisions (hausse des ventes), 12% pour ses PC et 9% pour ses téléphones portables. Samsung utilise 16,1% de plastique recyclable dans ses produits mais seulement 0,2% de plastique recyclé. L’objectif est d’atteindre 25% en 2025 avec une majorité de plastique déjà recyclé.
En outre, la bonne note sur l’énergie est due au fait que l’entreprise remplie les conditions de limitation d’énergie et apporte aux pays des moyens pour mesurer les changements climatiques,  les émissions de G.E.S. en Corée du Sud sont contrôlées et leurs chiffres certifiées. Samsung  a d’ailleurs récolté tous les points sur l’efficacité énergétique : 94% de ses batteries remplissent les standards Energy Star.

***En 1ère position : Nokia,7,5/10
Le groupe Finlandais n’a pas bougé d’un brin herbe dans ce classement, même note et même position. Cette entreprise récolte les efforts qu’elle réalise dans la récupération de ses matériaux, plus de 5000 points de collecte sont mis en place dans 84 pays pour les téléphones portables. De plus l’entreprise informe ses clients sur ce qu’il doit faire des produits destinés à être jetés. Cependant, le taux de recyclage des produits Nokia, de l’ordre de 3 à 5%, est bien entendu insuffisant et Nokia doit encore utiliser du plastique recyclable. Les produits Nokia contiennent peu de produits toxiques, n’utilisant plus de PVC depuis 2005.
Le score de l’entreprise sur l’énergie est élevé du fait de son engagement dans la réduction de ses émissions de CO2 de 10% en 2009 et 18% en 2010 par rapport à l’année 2006.
L’utilisation d’énergies renouvelables à hauteur de 25% booste son classement et l’objectif que l’entreprise s’est fixé d’utiliser 50% d’énergie renouvelable en 2010 lui est naturellement favorable.
Le maximum de points a été donné à Nokia dans la catégorie de l’efficacité énergétique car tous ses nouveaux modèles dépassent de 30 a 90 % les critères de l’Energy Star.

Des normes existent afin de guider les utilisateurs dans le choix de leur matériel  électronique, les entreprises soucieuses de s’investir dans la protection de l’environnement peuvent s’y référer, point sur l’une d’elles :

La classification EPEAT

EPEAT est un outils d’évaluation des produits électroniques selon 51 critères environnementaux contenus dans le IEEE1680 (association américaine réunissant des ingénieurs en électroniques et ayant un rôle important dans la normalisation des matériels, la norme 1680 étant le référentiel qui aide les acheteurs à réduire leur impact environnemental). Parmi ces 51 critères 23 sont obligatoires, 28 sont optionnels. Pour être qualifiés d’EPEAT, les produits doivent se conformer aux 23 critères obligatoires. Ils sont ensuite classés selon leur performance : Bronze pour ceux qui ne satisfont que les critères obligatoires, argent pour ceux qui atteignent 50% des critères optionnels, et or pour ceux satisfaisant 75% des critères optionnels.

L’Avis Sequovia

Par rapport au précédent classement, nous notons les belles progressions de Sony Ericsson et Samsung, qui se voient récompenser de leurs efforts. Le leader Nokia affiche, pour sa part, une réelle cohérence entre ses engagements et ses actes.
Nous pouvons déplorer l’absence de plusieurs importants fabricants électroniques tels que Asus et Palm.
La direction informatique est un levier important pourtant mal exploitée de la politique de développement durable. Il est pourtant essentiel de savoir qu’outre la baisse rapide de l’impact environnemental , la démarche Green IT permet également une réduction des coûts pour les entreprises et les collectivités qui l’entreprennent.

Articles proches :

Flore Charuel Développement durable, Economie, Energies renouvelables, Environnement, Récompenses et initiatives , , , , , , , , , ,

  1. Il n'y a pas encore de commentaire à l'article Le podium de la course à l’écologie
  1. 21/08/2009 à 10:25 | #1

Déposer un commentaire à l'article : Le podium de la course à l’écologie