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Le bien-être au travail comme facteur clé de performance

Le travail est essentiel à la vie des individus, d’un point de vue financier mais aussi personnel. Or, le travail peut aussi être à l’origine d’un mal-être chez les collaborateurs vivant par exemple des situations de stress continu, ou d’agressions répétées. Par ailleurs, l’équité professionnelle est une source de bien-être au travail.


  • Le travail, préoccupation majeure des individus

Le travail est une préoccupation majeure pour chaque être humain, non seulement parce qu’il apporte les ressources financières nécessaires pour vivre, mais également parce qu’il est source d’ « épanouissement personnel et d’insertion dans un collectif », relate, via le blog du Figaro, Florent Bonnel, consultant chez Merlane.

En effet, le travail permet de créer des relations sociales, et de façonner notre propre identité. En outre, « La reconnaissance de notre contribution […] est le moteur de notre engagement », ajoute le médecin du travail Dominique Huez au journal Le Monde. Il n’est donc plus concevable que l’emploi soit simplement une source de revenu. Les employeurs se doivent désormais de le prendre en compte.

  • Parfois à l’origine de mal-être

Or, malgré son importance essentielle dans la vie de chacun, le travail est trop souvent à l’origine de mal-être. Ainsi, le rapport de février 2010 sur le « Bien-être et efficacité au travail – 10 propositions pour améliorer la santé », fait à la demande du 1er ministre, explique les conséquences néfastes du stress. En effet en Europe, « près d’un tiers des travailleurs estime que sa santé est affectée par le stress ressenti sur le lieu de travail », peut-on lire dans le rapport, citant la fondation de Dublin.

En outre les risques psychosociaux (stress, harcèlement, épuisement professionnel, incivilités) sont la première source de consultation pour pathologie professionnelle en France, d’après le Réseau National de Vigilance et de Prévention des Pathologies Professionnelles.

L’Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS), distingue les violences externes et internes au travail faites sur les collaborateurs. Ainsi, dans les secteurs où les salariés sont en contact avec le public (banque, assurance, poste, santé, commerce), un quart des collaborateurs vivent des agressions verbales, et 2% physiques. En ce qui concerne les violences internes au travail, « un salarié sur 6 estime être l’objet de comportements hostiles ».

Les répercussions des risques psychosociaux sur la santé des collaborateurs peuvent être très graves, et le climat social de l’entreprise est également affecté. En outre, ces mauvaises conditions de travail provoquent par exemple de l’absentéisme, des accidents, une mauvaise réputation, ainsi qu’une baisse de la productivité, rappelle l’INRS. Les entreprises ont donc tout intérêt à lutter contre ces situations et de favoriser de bonnes conditions de travail.

  • L’égalité entre les femmes et les hommes, facteur de bien-être au travail

L’égalité entre les femmes et les hommes provoque le bien-être des collaborateurs au travail. C’est ce que révèle l’AFP le 17 avril dernier.

Ainsi, d’après un sondage effectué en février 2012 par Mediaprism et le Laboratoire de l’Egalité, en partenariat avec La Fabrique Spinoza, « 91% des femmes jugent que « l’égalité entre les femmes et les hommes est un facteur important de bien-être au travail ». Du côté des hommes, 84% ont répondu positivement. Or aujourd’hui, l’égalité entre les deux sexes est effective au sein de leurs organisations professionnelles dans 47% des cas chez les femmes, et 40% pour les hommes.

Un phénomène de résignation est à noter du côté des femmes, soulevé par le journal Challenges. En effet, quand 55% des femmes citent comme source de motivation la reconnaissance au travail (46% pour les hommes), elles ne sont que  27% à mentionner l’aspect pécuniaire (45% pour les hommes). Or comme l’explique Alexandre Jost, fondateur du think tank La Fabrique Spinoza, « les aspirations des femmes sont en train d’augmenter, et leur niveau de bien-être risque de retomber si rien n’est fait pour leur donner satisfaction ».

  • Avis Sequovia

Alors que le travail tient une place centrale dans notre vie, les risques psychosociaux pour les collaborateurs sont bien existants. Le stress, la violence physique ou verbale, le harcèlement ou bien le burn out sont sources  de mal-être pour les salariés. Toute entreprise qui ne fait rien pour éviter ces situations verra ses activités directement affectées.

De gros efforts restent donc à fournir en termes d’amélioration des conditions de travail, mais également d’équité professionnelle. En effet, l’égalité entre les deux sexes permet aux entreprises de réduire considérablement le mal-être au travail, et par là-même de créer une atmosphère propice au travail. De cette manière, l’organisation s’inscrira dans une démarche socialement responsable, favorisant le développement durable de ses activités.

D’ailleurs, d’après la Loi n°2010-1330 du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites, toute entreprise de plus de 50 salariés doit depuis le 1er janvier 2012, établir un plan d’action destiné à la promotion de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Un diagnostic RSE permet d’évaluer l’impact social des activités de l’entreprise, afin de pouvoir en tenir compte dans la stratégie corporative.

 

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