Accueil > Développement durable, Economie, Environnement, Finance > A Wall Street, mieux vaut désormais montrer patte verte

A Wall Street, mieux vaut désormais montrer patte verte

Le S&P Carbon Efficient Index n’est que le premier d’une série d’indices verts mis au point par Standard and Poor’s. Pour mettre au point ce nouvel indice, Standard&Poor’s s’est basé sur son classement des 500 plus importantes capitalisations, le S&P 500, dont il a retiré les 100 entreprises les plus émettrices de CO2. Contrairement à un classement similaire effectué par le New-York Stock Exchange et Euronext pour les entreprises européennes (lire aussi l’article sur l’indice low carbon 100), l’indice américain ne fonctionne donc pas sur le modèle du « best in class », mais de l’exclusion des plus mauvais élèves.

Source: Eco-life

« Un nombre croissant d’investisseurs considère l’empreinte carbone comme un critère d’investissement essentiel », déclare dans un communiqué David Blitzer, responsable de la gestion des indices au sein de l’agence. « Ce nouvel outil doit leur permettre de prendre en compte ce critère tout en gardant un rendement proche de celui du marché ».

Cela ne veut pas dire que les entreprises restantes soient des modèles de sobriété énergétique. On y trouve par exemple Procter&Gamble, Wal-Mart et Mc Donalds. Toutefois, selon Standard&Poor’s, l’empreinte carbone moyenne des entreprises de l’indice est 48% inférieure à celle du marché élargi.

- Vers un marché du CO2 ? –

Pour Emmanuel de La Ville, directeur général de l’agence de notation Ethifinance (lire aussi l’article sur Ethifinance) les indices boursiers dédiés au développement durable sont un bon levier d’action sur les entreprises. « Lorsque le Dow Jones Sustainabilty Index et le Footsie4Good sont apparus il y a quelques années(lire aussi l’article sur les indices verts), les entreprises n’étaient pas prêtes. Mais quand elles ont vu que les investisseurs demandaient des informations sur leur démarche RSE (ndlr : responsabilité sociétale d’entreprise), elles s’y sont mises », explique-t-il.

« De même, avec le nouvel indice low carbon de Standard&Poor’s, les entreprises américaines vont être incitées à mesurer leur empreinte carbone et à diminuer leurs émissions, car, malgré la crise, la demande des investisseurs pour des produits non-exclusivement financiers s’accroît ».

Le verdissement de Wall Street ne s’arrêtera pas là, selon Emmanuel de La Ville. « Avec l’arrivée d’Obama à la Maison Blanche, les Etats-Unis ont inscrit de manière plus visible les enjeux environnementaux à leur agenda. Il est désormais envisageable qu’ils rentrent dans un système de quotas de CO2, avec un marché d’échange de droits d’émissions comme en Europe. Standard&Poor’s est aussi en train d’anticiper cela ».

Pour découvrir l’index complet, cliquez ici.

Par François Schott

Articles proches :

bdesmier Développement durable, Economie, Environnement, Finance , , , ,

  1. Il n'y a pas encore de commentaire à l'article A Wall Street, mieux vaut désormais montrer patte verte
  1. Pas encore de rétrolien à l'article : A Wall Street, mieux vaut désormais montrer patte verte

Déposer un commentaire à l'article : A Wall Street, mieux vaut désormais montrer patte verte